La femme sans sépulture 2002 Assia Djebar

Zoulikha est née et a grandi dans un petit village: Césarée. Elle est fille de cultivateur. Pour la plus grande fierté de son village, elle est la première femme à être titulaire de certificat d’études français. Elle était une femme libre dans sa tête et dans sa vie et avait un caractère trempé.  Elle se maria plusieurs fois et eut des enfants. Son sentiment de nationalisme naquit le jour où elle fut insultée par un colon. Elle avait treize ans. Ce fut le moment de sa prise de conscience.  Dès le début de la guerre d’Algérie, elle quitta tout et gagna le maquis. Elle fut  arrêtée par l’armée française, torturée.  Elle disparut deux ans plus tard et son corps ne fut jamais restitué. Elle s’était engagée pour la lutte d’indépendance de son pays

Assia Djebar revient dans son village, Césarée, pour un reportage. Elle entend parler de l’Histoire de Zoulikha et n’a de cesse de découvrir les tenants et les aboutissants  de cette histoire. Au fur et à mesure des échanges avec les femmes du village, dont les deux filles de Zoulikha et sa meilleure amie, elle découvre l’épopée de cette héroïne.

Dans ce roman, la vie de Zoulikha défile doucement, timidement, pudiquement. L’auteur souffre de cette absence et entreprend un échange avec Zoulikha. Assia Djebar ressent cette absence comme une souffrance qui ne dit pas son nom. Une absence qui irradie de présence.  Malgré les nombreux récits, l’intimité est présente dans les dires de ses proches. Assia Djebar donne la parole aux femmes qui ne l’ont pas toujours. Les femmes de l’ombre. Elle aborde le sujet sur les droits de la femme Maghrébine. Elle fait un retour sur ses origines et aborde un sujet qui lui plait bien, la guerre d’Algérie.

Zoulikha porte le flambeau des femmes du Maghreb. Ces femmes qui sont lumière. Lumière sur les us et coutumes, les traditions. Ces femmes rendues muettes par la société des hommes. Elle raconte l’épopée d’une femme guerrière, d’une femme libre à une époque où ses consœurs étaient muselées par les traditions. L’ombre, l’histoire, les souvenirs de Zoulikha planent sur le village. Ils sont dans chaque pierre, chaque cœur. Zoulikha est Césarée et Césarée est Zoulikha, la femme sans sépulture.

 

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