VERNALE – Birago Diop

 

Un sanglot qui se brise
Meurt dans un parfum de lilas
Une chimère hier exquise
Laisse mon cœur bien las.

L’odeur seule persiste
Sur un bouquet déjà fané
Et mon cœur est triste, triste
Comme un cœur de damné.

J’avais fait un beau rêve
Rien qu’un peu d’amour aujourd’hui,
Mais, comme une bulle qu’on crève
Mon rêve s’est enfui.

Leurres et lueurs

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Pourquoi? Comment? Je vous explique….

Beaucoup d’auteurs ont répondu à mes demandes d’interview, ont renvoyé des documents, etc.  Presque tous se demandent  « Alors, c’est pour quand?« . Ce que je comprends et respecte profondément. C’est la raison pour laquelle je vais vous expliquer ce que je fais, mes méthodes de travail car savoir, c’est comprendre. Je tiens deux blogs. Un bog sur la littérature africaine et ses richesses que vous m’aidez à mettre en avant. Je ne vous en remercierai jamais assez et un autre sur les chroniques littéraires.

  •  Les chroniques de Lee Ham me permet de mettre en avant des livres d’une grande beauté. D’une grande richesse. Ces derniers sont envoyés par les auteurs et les maisons d’édition. Je dois les lire et en faire la chronique et les poster sur tous les sites. Je les reçois de divers endroits du monde et c’est toujours une magnifique découverte. Tous les jours, je vais à la chasse au trésor dans ma boîte aux lettres. Une étape importante, il faut noter les livres, leur date réception, de traitement, etc. (J’ai un tableau très sophistiqué, mis à jour quotidiennement). J’adore.
  • Littérature d’ailleurs. Le point commun à ces deux blogs, c’est la minutie et un travail de longue haleine. Dans Littérature d’ailleurs, j’aborde plusieurs thèmes. Pour les auteurs et les ouvrages, ce sont des recherches très pointues. Il faut recouper les données pour ne pas faire trop d’erreurs. Les romans sont classés par genre. Pour les auteurs, Tous les documents  sont classés par auteurs (vous comprenez maintenant pourquoi je vous les demande en pièces jointes, ha, ha). Les dossiers auteurs sont classés par pays (tout simplement par souci d’équité). Les entretiens sont intégrés aux dossiers des auteurs concernés.  Il faut faire une fiche de présentation qui parait en premier, puis une fiche d’entretien mise en ligne peu après. Je tente de faire en sorte qu’il y ait une mixité nationale.

Je travaille dans le respect des écrivains et de leurs oeuvres. Ce qui me pousse à être minutieuse, à poser de nombreuses questions, à vous relancer afin de clarifier certaines données. Je suis toujours agréablement surprise de votre investissement à tous les niveaux. Je vous en remercie Et voilà….

Entretien avec Holy Dolores, jeune poétesse Ivoirienne

Holy Dolores (Marjolaine Goué) est une jeune auteure férue de poésie. Elle est l’étoile montante de la poésie Ivoirienne qu’elle marque de ses rimes, à l’instar de Véronique Tadjo, Suzanne Tanella Boni… Ses mots racontent et marquent une époque de son pays, la Côte d’Ivoire.  Ses mots frappent les mémoires et éveillent les consciences. Ses maux sont aussi ceux d’une terre qui fut blessée par la guerre. Une poétesse à suivre.

Bonjour Holy Dolorès. Merci d’avoir accepté cet interview. Pouvez-vous vous présenter ?
H. DoloresJe m’appelle Marjolaine GOUE dans une première vie où je suis ivoirienne, née dans les années 80 et traductrice.
Et Holy Dolores, dans une seconde vie où je n’ai ni âge, ni pays, ni frontières et dans laquelle vie je poursuis à l’infini ma passion pour l’écriture et la littérature.
Dans une troisième vie, je suis rédactrice et bloggeuse, passionnée de l’Afrique et sa culture. J’aime vivre toutes les vies qui me sont données de vivre. Et peut-être qu’il existe d’autres vies que je n’ai pas encore vécues…
AD* J’adore votre présentation. C’est vrai que la vie est faite de plusieurs vies (rires)

Pouvez-vous nous parler de votre enfance, de vos études ?
J’étais une enfant calme, timide et introvertie. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup changé ! (Rires) Je n’avais pas beaucoup d’amis voire aucun. Je préférais la bibliothèque de l’école à la cour de récréation (que je trouvais trop bruyante) ce qui n’aidait pas beaucoup à me socialiser. J’étais toujours plongée dans un monde imaginaire et créatif. Tout est parti deholy dolores là, je pense. Ensuite au lycée, je me suis orientée en littérature et à l’université j’ai fait des études d’Anglais.
AD Hum, tout comme vous j’étais une enfant qui préférait la lecture aux jeux (rires). Je m’isolais beaucoup pour lire ou écrire.

Comment avez-vous découvert votre don pour la poésie ?
Après avoir été lauréate de plusieurs prix scolaires et nationaux j’ai commencé à me prendre au sérieux ! (Rires) Et je me suis dit : ‘‘Ça ne peut être ni la chance, ni le travail. C’est peut-être un don !’’

Quand avez-vous décidé de faire éditer vos poèmes ?
Au début, j’écrivais juste pour le bien-être que cela me procurait et pour le plaisir de me lire ! Puis à partir de 2011, j’ai commencé à fréquenter le cercle des écrivains de Côte d’Ivoire. Je participais aux dédicaces et j’aidais mes confrères à faire vendre leurs œuvres auprès des visiteurs. Cela m’a beaucoup ouvert l’esprit. C’est à ce moment que l’envie d’être publiée m’est venue.

de chair et de sangQu’a pensé votre famille de votre désir de devenir écrivain ?
Cela a été sans surprise pour elle ! Ma famille a toujours pensé que je ne pouvais qu’être écrivain ou quelque chose qui y ressemble ! Je suis connue pour avoir la tête dans les étoiles et sortir de l’ornière préférant l’infini de la créativité imaginaire aux cadres définis.

Quelle a été l’inspiration de votre recueil ? (entre nous, je l’ai adoré) De quoi ou de qui vous inspirez-vous ?
Merci de l’avoir adoré ! L’inspiration de mon recueil a été mon quotidien en Côte d’Ivoire marqué par des épreuves personnelles et un pays en guerre.
AD Oui, très touchant et très fort

Combien de temps avez-vous mis pour l’écrire ? En étiez-vous satisfaite ?
J’ai mis assez de temps pour finaliser ‘‘De chair et de Sang’’ car justement au début jede chair et de sang0 n’écrivais pas des poèmes pour être publiée mais pour assouvir un besoin personnel. J’écris pour vivre. Ainsi, les poèmes de ce recueil retracent plusieurs années de ma vie en Côte d’Ivoire qui couvrent la période de 1998 à 2015. Pour la petite histoire, au lycée, j’écrivais des poèmes pendant les cours de maths pour qu’au moins ces heures servent à quelque chose ! (Rires) Et j’avais bien raison car aujourd’hui quelques poèmes de cette période figurent dans le recueil alors que je ne sais même plus comment calculer une distance dans un repère orthonormé ! Il va sans dire que j’en suis pleinement satisfaite quel que soit le temps mis !
AD (rires) Encore quelque chose de commun : écrire pendant les cours de maths. C’est vrai. Ça fait passer le temps

Comment ce recueil de poésie a-t-il été accueilli dans le monde littéraire ? Depuis, en avez-vous écrit d’autres ? Comment vous sentez-vous à chaque publication ?
‘‘De Chair et de Sang’’ m’a permis de participer au Salon International du Livre d’Abidjan (SILA 2018) et de faire plusieurs interviews. Les ventes réalisées en France sont convenables car c’est dans ce pays qu’il a été publié. De ce fait, je peux dire que ce recueil de poésie a été bien accueilli dans le monde de la littérature. Après, il faut rester réaliste. Plus je serai connu, plus mes œuvres se vendront comme de petits pains !
J’avais été publiée auparavant en 2012 dans ‘‘Tendresse et Passion’’ une anthologie de poésie regroupant plusieurs auteurs francophones d’Afrique et d’Europe.
holy dolores2Dans mon autre vie, un des articles de mon blog ‘‘l’Autre Afrique’’ a attiré l’attention d’une grande maison d’édition qui m’a sollicitée pour sa reproduction dans un manuel éducatif.
Ainsi à chaque publication (ou reproduction) je sens mon travail valorisé et je me dis qu’après tout, je ne suis pas la seule à aimer ce que j’écris. C’est plutôt rassurant !

Pensez-vous que la passion d’écrire peut se transmettre ? Si oui, par quel biais ?
Oui, je le pense fortement ! Et à mon humble avis, la passion d’écrire peut se transmettre par les gènes. J’en suis un bel exemple ! Ma mère écrivait des histoires pour enfant dans le style de ‘‘Martine’’ mais à l’africaine. Elle nous lisait ses manuscrits (à ma sœur Laurence et moi) lorsque nous étions encore enfants. Je trouvais ses histoires géniales et originales ! Cependant, elle n’a jamais été éditée. A l’époque je n’avais aucune idée que je serai écrivaine un jour, mais c’est sûr que maman m’avait déjà transmis la passion de l’écriture à travers le cordon ombilical.
AD C’est une très belle histoire de transmission d’une passion

Que représente l’écriture pour vous ? Est-elle synonyme d’engagement sociétal ?
Certes l’écriture peut être de façon ultime synonyme d’engagement sociétal pour joindre l’utile à l’agréable mais elle est avant tout un moyen de liberté d’expression. C’est un besoin, un exutoire en vue d’un bien-être personnel. Ensuite, ‘‘S’il a de la chance, l’écrivain peut changer le monde’’ par sa plume engagée comme le dit Arthur Miller.

Quels sont vos futurs projets ?
J’ai des projets pleins la tête, c’est sûr, mais il y a un auquel je pense souvent… Pourquoi ne pas écrire un livre avec vous ? (Je parie que vous ne vous attendiez pas à cette réponse ! Rires.) J’y ai souvent pensé sans vous en avoir parlé ouvertement. J’ai gardé toutes les lettres que nous échangions. Nous pourrions écrire un beau livre épistolaire enholy dolores1 publiant en partie ces courriers qui racontent le vécu quotidien et ô combien différent de chacune dans une même période ! Vous en France, moi, en Côte d’Ivoire, ayant pour dénominateur commun une amitié à toute épreuve et l’amour des cartes postales !
AD Effectivement, je ne m’attendais pas à cette réponse (rires). Je trouve que c’est une excellente idée. J’ai gardé aussi nos échanges. Il faut juste que j’arrive à mettre la main dessus (rires).

Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes auteurs ?
Ne jamais désespérer, ne jamais se sous-estimer et oser la différence!

Quels conseils me donnerez-vous pour améliorer mon blog dont le lien est https://litteratureetecrivainsdailleurs.blog/ ?
Avant tout, j’aimerais vous féliciter pour l’idée de votre blog. Il faut être une grande âme pour vouloir mettre les autres en lumière.
Je ne suis pas une bonne critique mais je vais m’y essayer ! Je vous suggère d’écrire plus sur des sujets originaux, des choses qu’on ne sait pas forcément on qu’on n’aurait lu nul par ailleurs que sur votre blog. Les lecteurs aiment souvent le sentiment de dormir moins bête. Personnellement, j’ai adoré votre article ‘‘Angèle Rawiri – Première romancière Gabonaise – 1954-2010’’. J’y ai découvert cette femme qui a eu plusieurs vies (traductrice, écrivaine, mannequin et actrice). Elle me fait penser à quelqu’un ! (Rires) Et pour comparaison la première romancière ivoirienne est Simone Kaya holy dolores(Écrivaine, infirmière, assistante sociale et de santé). Son œuvre ‘‘Les Danseuses d’Impé-eya’’ est à la fois une mémoire et un mémoire de la période coloniale et de l’ère des États indépendants.
Enfin, je pense que plus d’images sur votre blog le rendra plus attrayant. Par exemple, vous pourriez ajouter une belle image ou carte postale en rapport avec le pays d’origine de l’écrivain que vous présentez.
AD Merci pour mon article. Ce sont de très bons conseils qui arrivent au bon moment car je pensais faire évoluer mon blog qui n’a pas encore fêté son premier anniversaire. L’histoire de Simone Kaya me passionne déjà. On verra…

Avez-vous quelque chose à rajouter ?
J’aimerais vous remercier pour cette belle lucarne que vous m’offrez sur votre blog. C’est une véritable expression de solidarité entre écrivains ! Je souhaite un plein succès à votre carrière littéraire !
AD Merci beaucoup. Je le fais pour le plaisir car l’Afrique est un continent qui fourmille de nombreux écrivains de valeur qui méritent qu’on les mette en lumière

Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Au plaisir de vous lire bientôt. Vous pouvez retrouver Holy Dolores sur son blog « l’Autre Afrique » où elle présente toutes les richesses culturelles Africainesl’autre Afrique

*AD Amélie Diack

Holy Dolores – Poétesse Ivoirienne

de chair et de sangMarjorie Goué est née en Côte d’Ivoire. Sous le nom de plume de Holy Dolores, elle a publié un recueil de poésie en 2016.  De chair et de sang qui retrace sa vie à travers les épreuves, les joies, les peines vécues. Ce recueil poignant retrace aussi l’histoire contemporaine de la Côte d’Ivoire,holy dolores surtout durant la guerre (2001-20011).

Très jeune, elle écrivait des poèmes et a été lauréate de plusieurs prix scolaires et nationaux. Elle écrivait « pour assouvir un besoin personnel« . En 2012, elle a été éditée dans une anthologie de la poésie « tendresse et passion« . Actuellement, Holy Dolores est rédactrice et anime un blog « L’autre Afrique » qui démontre son attachement à son continent et son désir de montrer toutes les richesses culturelles de ce dernier.  L’Autre Afrique Holy Dolores

L’éternelle bataille entre le bien et le mal

5,0 sur 5 étoiles

Par Laurynne le 27 août 2018

Format: Format Kindle Achat vérifié

Très agréablement surprise par ce livre. J’ai adoré le voyage. Eh oui c’est un vrai voyage à travers l’Afrique avec ses traditions et ses contes. De plus l’auteure exerce l’art de la description de façon remarquable, si bien que les images défilent devant nos yeux, on s’y croirait vraiment. Le suspense y est de mise aussi, on a hâte de savoir qui va triompher, est ce que le jeune Shouna va choisir le chemin du bien ou du mal. Une rude bataille se livre, avec des images fortes et cruelles, mais l’espoir que le bien triomphe ne nous lâche pas. Et pus je suis arrivée à la fin de ce tome avec une grande déception, celle de ne pas connaitre la suite…J’attends donc impatiemment la suite des aventures du Roi Shouna.

Un monde plein de mystère

 

5,0 sur 5 étoiles
Par Client d’Amazon le 20 septembre 2018
Format: Format Kindle Achat vérifié
Dés les premières lignes, je me suis laissé emporter dans ce curieux univers. J’ai eu la sensation d’entendre les animaux autour de moi, sentir l’ombre pesante de la nuit envahir la pièce. Il y aurait tellement de chose à dire que je préfère relire certains passages particulièrement prenant pour me laisser de nouveau saisir par cette histoire. On a pas la sensation de lire des mots, on a l’impression de les entendre d’un vieux conteur assis sous son arbre.

Editions ZEBULO – Ile de la Réunion

couv labaladedelittlemomoEn 2009 nous avons créé ZéBuLO, l’atelier des tout-petits, au Village couverturetrimartolodArtisanal de l’Eperon, à Saint Gilles les Hauts, Île de la Réunion Depuis 9 ans, ZéBuLO accueille des jeunes enfants de 0 à 6 ans tous les jours. Les enfants se rencontrent, jouent, peignent, dessinent, font du jardin, de la musique, se déguisent, apprennent à vivre en société en toute sécurité, dans la douceur, le partage et le plaisir. Un lieu d’éveil et de créativité.

Lorsque nous avons créé l’atelier des tout-petits nous imaginions éditer un jour desEXE_livre_.indd beaux livres pour les enfants, c’était une évidence : le livre doit garder une place première pour que les tout-petits découvrent le monde et développent leur imagination. Et nous avons bien des efforts à faire face à la multiplication des écrans dès le plus jeune âge.

Fin 2011 nous sortons notre premier livre CD : « Le bal des animaux » suivront en 2013 les premiers livres sonores de la Réunion, les livres musicaux « Séga » et « Maloya » qui font le succès des éditions ZEBULO encore aujourd’hui. En 2014 c’est la sortie de « Moutya » un livre musical sur les livre_ les zazous dans la nature.inddSeychelles commandé par le Conseil Général de la Réunion, et la sortie de «dans les hauts» et «dans les bas» deux livres sonores sur les bruits de la Réunion.

En 2016 et pour la première fois nous sortons trois livres que nous n’avons pas imaginés nous-mêmes : ce sont les auteurs qui sont venus à nous en proposant leur projet. Il s’agit de la BD « Des Abeilles et des Hommes » de Fred THEYS et de « Zistoir 3 ti Tang » & « Kissa la vole 7 zeuf ti Pintad gri ?» de Katty Lauret-Lucilly et Florencecouv salegy Miranville, deux livres bilingues & sonores à calculer.

2017 voit la sortie de quatre nouveaux titres : Les Zazous dans la nature un beau livre de Fred Theys, Salegy, livre musical sur Madagascar avec Moniri M’Baé et Georges Razafintsotra, La balade de Little Momo, un livre accordéon de Moniri M’baé et le premier roman jeunesse de Lalou « Où le vent te mène ».

couv tangCette année 2018, un nouveau livre musical sur la Bretagne « Tri Martolod » illustré par Solen Coeffic et le magnifique « livre des métiers » de Julie Bernard. En octobre sortira un livre de contes en créole réunionnais et Anjouanais accompagné d’un CD.

Chaque année nous participons au Salon jeunesse de Montreuil sega couvet au Salon de Paris sur le stand de la Réunion des Livres, nos livres suscitent un réel intérêt de l’autre côté de la mer, nous sommes actuellement distribués par Pollen-Littéral, toutes les librairies de la métropole peuvent passer commande. Nos livres sont disponibles dans toutes les librairies de l’île, mais aussi un grand nombre de boutiques, musées, office de tourisme… et bien sur le site de notre distributeur réunionnais où l’on peut commander les livres : 

https://www.des-livres-et-des-iles.fr