Chansons du Djoliba -Keïta Fodéba -Aubes africaines

Coule donc Djoliba, Vénérable Niger, passe ton chemin et poursuis à travers le monde noir ta généreuse mission. Tant que tes flots limpides rouleront dans ce pays, les greniers ne seront jamais vides, et chaque soir, les chants fébriles s’élèveront au-dessus des villages pour égayer le peuple malinké. Tant que tu vivras et feras vivre nos vastes rizières, tant que tu fertiliseras nos champs et feras fleurir nos plaines, nos Anciens couchés sous l’arbre à palabres te béniront toujours.

Coule et va plus loin que toi-même à travers le monde entier, étancher la soif des inassouvis, rassasier les insatiables et dicter, sans mot dire, comme d’habitude, à l’Humanité, que le bienfait désintéressé est le seul qui vaille, le seul qui, absolument, signifie.

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Publié par

signarelee

Je suis une passionnée de littérature étrangère. Mon rêve, vous faire découvrir les littératures d'Afrique et des Antilles. Surtout, les écrivains, méconnus pour la plupart. Vous êtes tous les bienvenus

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