Ama Ata Aïdoo, dramaturge Ghanéenne – 1942

Ama-Ata-Aidoo

Christina Ama Aïdoo est née le 23 mars 1942 à Beadzi Kyiakor au Ghana. Elle a grandi dans la famille royale Fanti.  Elle est l’une des plus grandes dramaturges du Ghana. Elle a été Ministre de l’Education nationale de son pays. Elle démissionne de son poste suite à desdilemna divergences d’opinion. Elle s’exile au Zimbabwe puis aux Etats-Unis d’Amérique. Poète, romancier, critique et auteure de contes, la ghanéenne Ama Ata Aïdoo est considérée comme l’une des grandes plumes d’Afrique.

md22877916761Dans ses écrits, elle aborde souvent la différence philosophique entre le monde occidental et africain. Elle a été l’une des premières féministes africaines. Selon elle, l’idée du nationalisme a été utilisée par les nouveaux dirigeants pour garder les gens opprimés. Elle critique ceux qui conseillent aux Africains éduqués d’aimer leur pays, mais qui sont immédiatement attirés par les avantages matériels des pays développés. Elle croit en une identité africaine, qu’elle voit par le biais d’une perspective féminine.

13511261._UY630_SR1200,630_Elle a été lauréate de plusieurs prix littéraires, y compris le Commonwealth Writers Prize for Best Book en 1992 pour son livre Changes: A love story (Désordres amoureux). En 1999 elle obtient le71YrcMhVYQL Companion of the Star of the Volta, (ordre civil au Ghana) et elle est nommée docteur honoris causa du Mount Holyoke College. Elle fut récompensée en 1987 par le Prix Nelson Mandela of Poetry pour Someone Talking to Sometime. Elle fut la première à être récompensée, en 1992, par la International PEN Women’s Committee Travel Fellowship de l’UNESCO, en plus d’avoir été choisie comme Présidente du African Visions Literature Tour en 1998.

Ses oeuvres

1411409Dans toutes ses œuvres, on retrouve une thématique centrée sur la femme et son rôle dans la société. Pour l’écrivaine, la liberté de l’Afrique est directement liée à la liberté de ses femmes.Dans Anowa (1970), elle réécrit une vieille légendechanges. ghanéenne narrant l’histoire une jeune fille qui veut se marier contre la volonté de ses parents. Cependant, la détermination d’Anowa pour prendre ses propres décisions entraînera des conséquences tragiques. Cette thématique est perceptible dans l’ensemble de son activité littéraire qui inclut notamment des titres attrayants comme No Sweetness Here: A Collection of Short Stories (Pas de Douceur ici : un ensemble d’histoires courtes) (1970), Birds and Other Poems (Oiseaux et autres poèmes) (1988) ou The Girl Who Can and Other Stories (La fille qui peut et Autres Histoires) (1997).

Bibliographie

1969 No stress hereAma Ata Aidoo by NanaKofiAcquah
1977 Our sister Killjoy
1985 Someone talking to sometime
1986 The eagle and the chicken
1989 Birds and other poems
désordre amoureux1992 An angry letter in January
1992 Daughters of Africa
1995 Daylight and darkness
1997 The girl who can and other stories
2008 Ghana where the bed speal
2008 Désordre amoureux (trad)
2012 Diplomatic pounds
2017 After the ceremonies – New and selected poems

aidoo collage

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Une Bibliothèque a brûlé au Mali – Seydou Badian (1928 – 2018)

Seydou Badian Kouyaté, né en 1928, vient de poser définitivement sa plume et de sceller la porte de sa bibliothèque. A 90 ans, le 28 décembre 2018, il est parti sur la pointe des pieds. Seydou Badian n’est plus. Paix à son âme et condoléance à ses proches et à sa famille littéraire ainsi qu’au peuple Malien.

 

 

Noces d’un tombeau – Germain Nyada – 2017

Les chroniques de Lee Ham

Quatrième de couverture

Ayant perdu sa clé USB dans la maison familiale avant son départ pour des études supérieures en Allemagne, Pura charge Sita sa mère, de la retrouver et de la lui renvoyer tout en lui interdisant d’en lire le contenu. Mais cette dernière ne résiste pas à la tentation. Elle y découvre « noces d’un tombeau », le récit fantastique d’une jeune femme condamnée aux dures réalités d’un veuvage en campagne, puis soumise aux aleas conjoncturels d’une vie urbaine. D’abord fascinée par l’idée d’avoir un fils écrivain, Sita estime après réflexion que la réputation  de toute l’Afrique prendrait un coup si le texte était publié. Mais s’opposer à sa parution reviendrait à reconnaître qu’elle a trahi la confiance de Pura…

Mon avis

Oublier ou perdre une clé USB, cela peut arriver. Que se passerait-il si la personne qui la retrouvait la lisait? Sita, mère aimante, découvre ainsi son fils. Sa…

Voir l’article original 289 mots de plus

Migration – Abdellatif Laâbi

Fès, mamie
mon imprécatrice chauve
aux talons gercés dans la boue de l’hiver
ma folle aux dix chats sataniques
aux douze tortues pieuses
mon irrésistible défunte
au suaire de basilic
taché du premier sang de la vierge
ma mendiante sous l’auvent
de la « Boutique du prophète »
ma lavandière
ma tamiseuse
ma savetière
ma rouleuse de semoule
ma brodeuse
ma distilleuse
ma sellière
ma marieuse
ma dinandière
ma passementière
ma tisserande
ma babouchière
ma youyoutière
ma liseuse de bonne aventure
ma masseuse
ma rebouteuse
ma tatoueuse
de harqous et de henné
ma musicienne
ma conteuse
ma datte fourrée
au cheveu de la possession
mon herboriste
ma vendeuse d’œufs d’autruche
et de poils de souris orpheline
ma guérisseuse
ma gardienne de colombiers
et sanctuaires
ma planche coranique
et mon calame brisé
ma flagellante
mon amour mystique
se brûlant la main pour s’éprouver
et ne pas s’avouer
toi ma lointaine
ma recouverte du voile écrit
et des grandes eaux
de la nouvelle barbarie
Fès de nul terroir
poussée ainsi qu’une caravane de gitans
vers le large incrédule
échouée sur le roc
sommée d’apprendre le dur métier
des navigateurs

La Littérature Ivoirienne en Deuil – l’écrivaine Fatou Fanny Cissé s’en est allée(1971 – 2018)

« C’est avec beaucoup d’émotions que proches et amis ont appris la nouvelle du décès de Fatou Fanny Cissé, grande écrivaine ivoirienne. Elle s’en est allée le vendredi 22 décembre 2018. »  Irène Coulibaly 100% culture .com

MON LIVRE AU FOND DE L’ÉTANG !Le Poète de Ndayane.

(à ceux, celles, qui adorent la poésie)

Midi !
L’heure où se ramollissent les esprits
Les métaphores alors s’épanouissent.
Dans le lointain, un ruisseau somnole et s’étire,
Ses rives bleues tapissées de nénuphars.
Mille petits papillons blancs sous l’éther calme,
Font étoiles, titubant d’ailes et d’allégresse.
Ici, la douce complainte d’un oiseau,
S’égoutte à courbe de roseau,
Sur les rides pâles de l’onde.

Midi !
D’assez longue méditation ma volonté fléchit
Parmi les sirènes, s’endort !
J’ai confondu rose et jasmin,
Et brisé l’harmonie d’un vers !
Hélas ! Ma Muse heurtée dans les nues s’en vole !
Une rose sur ma joue vient de tomber !
Ma plume gémit au rêve qui s’évanouit.
Alors j’ai fermé mon livre au tango des cygnes
Je l’ai balancé ému,
Sombrer dans les fonds bleus de l’étang !