LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

L’orage – Kidi Bebey & Irina Condé – 2017

Chronique

En Afrique subsaharienne, les jours de pluie, à part la première, celle des mangues, sont des jours bénis pour les enfants. Ils se jettent en dessous pour se baigner avec un énorme plaisir. Pour s’amuser comme des fous. Sauf en cas d’orage. Evidemment. Tous connaissent un conte, une légende sur cette pluie qui tombe. Bakary est comme tous les enfants. Même s’il aime la pluie, il est terrorisé par l’orage. Heureusement que maman est là parce que même s’il se sent grand, un orage c’est vraiment impressionnant.

Irina Condé nous régale de ses superbes dessins si réalistes. L’orage peut servir à l’apprentissage de la lecture. Il aborde le sujet des peurs et comment y faire face. Comment ne plus les ressentir. Il permet aussi d’aborder le dépassement de soi. L’estime de soi. Surtout l’orage permet aux parents de faire comprendre à leur enfant qu’il n’est pas dégradant de perler de ses peurs. Bakary va-t-il trouver une solution à sa peur irrationnelle de ce phénomène naturel? Connait-il les raisons qui poussent la pluie à tomber, le tonnerre à gronder? Un superbe moment de partage parents-enfant. De beaux moments de complicité en perspective.

Note 17/20

9782350450841  Editions Ganndal     24 p.   6,50€

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Sous les fleurs, des larmes – Maïmouna Koné – 2015

Quatrième de couverture

Sarah a tout ce dont peut rêver une jeune fille: villa, chauffeur, piscine, argent…., il ne lui manque qu’une chose, l’amour de ses parents. Quand son ami Célestin quitte la ville c’est le désespoir. Sa cousine a beau faire, Sarah s’enfonce dans la déprime. Célestin réussira t-il à la sortir de là?

Chronique 

Une jeune fille qui a une vie aisée. Un ami qui la soutient envers et contre tout. Seule ombre au tableau, des parents qui  brillent par leur absence dans son quotidien. Pourquoi? L’aiment-ils vraiment? Comment leur signifier son état d’esprit, son désespoir?

Sous les fleurs des larmes est l’histoire d’une amitié. L’histoire d’une vie qui ne demande qu’à s’épanouir. Une vie de solitude. De tristesse. Une vie qui n’est pas en adéquation avec les souhaits de Sarah. Cette dernière n’en peut plus de ne pas exister aux yeux de certains et un peu trop pour d’autres. Cette vie vaut-elle la peine d’être vécue? Si elle disparaissait ses parents s’en rendraient-ils compte? Au bout de combien de temps? A part Célestin, peut-elle accorder sa confiance à d’autres? Se faire de nouveaux amis?

Nous sommes les témoins des turpitudes d’une enfant qui veut fuir sa vie dans une cage dorée. Partir loin. Très loin. Ne jamais revenir. Mais pour aller où? A qui parler de ce poids qui ne la quitte pas? A qui parler de ses parents fantômes? Comment expliquer cette souffrance qui tue, qui vide de l’intérieur? Comment trouver les mots pour réclamer un geste d’amour de la part de ses parents? Comment se sentir normale? Comment se sentir comme un enfant lambda? Ses parents changeront – ils un jour?

Sous les fleurs, des larmes est un roman où les émotions se suivent et ne se ressemblent pas. C’est un roman de tendresse, de force, de douceur pour une enfant perdue. Pour une enfant qui se cherche avec une grande peur de ne jamais se retrouver. Avec la forte impression de n’être utile à personne. Même pas à elle-même. Une enfant qui sait que sous les fleurs sont cachées des torrents de larmes.

Note 18/20

9782350450568   Editions Ganndal   Collection Gos & Gars   100p.   3,90€

 

Les noces féroces – Julian T. Tiofack – 2018

Quatrième de couverture

« Je voyais des mains qui avançaient dans le noir…. Je regardais sa peau anormalement terne sous la lumière du jour, et je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était à cause d’elles, de ces mains! Que c’étaient elles qui venaient la rendre ainsi. La noircir. La salir…Je n’avais pu vivre que de supputations jusqu’alors, ne sachant comment me situer  entre les interdits arbitraires et les vieilles querelles d’autrefois, me demandant si les convoitises supposées étaient réelles, et quel visage il fallait donner à l’horreur. Je n’avais rien pu voir en allant jusqu’au pays des ombres. Pourtant, maintenant, j’avais l’impression que tout était vrai, aussi vrai que ce pied qui  traînait au sol maintenant, et que je ne ressentais plus. »

Chronique

Dans une cour comme il en existe beaucoup en Afrique, un enfant s’amuse en compagnie des ses amis, de sa fratrie. Pourtant, queque chose ne tourne pas rond. Que se passe t-il? Cela a-t-il un rapport avec sa mère malade? Au fait, de quoi souffre cette dernière? Pourquoi tant de secrets? La vie de Harmann ne ressemble pas à celle de tout enfant de son âge. Il est responsable malgré lui de sa famille.

Les noces féroces nous dépeint le quotidien d’un groupe d’amis. Le quotidien d’une famille où la vie se déroule en fonction  de la maladie de la mère. « Ils » l’attaquent de nuit. Qui sont-ils? Existent-ils vraiment ou font-ils partie de ce mystère qui entoure tout en Afrique? Pourquoi cette femme et personne d’autre?  Le mystère s’épaissit au fil des pages que nous tournons avec curiosité tant l’intrigue est grande. Comment faire pour trouver le coupable?  Pour trouver l’ombre de la nuit à l’origine de tout ce mal?

Les noces féroces nous conte l’histoire d’un mystère où la réalité et la magie se mettent en branle pour nous plonger dans une grande intrigue. Pour nous plonger dans un monde connu des seuls initiés. Hermann  veut tenter de percer ce mystère avec ses amis. La curiosité est un vilain défaut. Surtout sur ce continent de magie. Hermann est-il prêt pour cette aventure? Réussira t-il son enquête? Y a t-il un prix à payer? Hermann devra peut-être aller au bout de lui-même pour répondre à toutes ces questions. Un traitre peut en cacher un autre. C’est un roman qui se lit d’une traite tant nous sommes embarqués dans une histoire intrigante racontée par un enfant. Une si terrible histoire. Si invraisemblable. Mais, en Afrique, tout se sait. Tout se fait. Tout se tait. Même les noces féroces.

Note 18/20

9782343149622   Ed. L’Harmattan   Coll. Encres Noires   94 p.   12€

Lettre d’Amadou Hampâté Ba (1901-1991) adressée à la jeunesse africaine (2ème partie) – 1985

Certes, qu’il s’agisse des individus, des nations, des races ou des cultures, nous sommes tous différents les uns les autres ; Mais nous avons tous quelque chose de semblable aussi, et c’est cela qu’il faut chercher pour pouvoir se reconnaître en l’autre et dialoguer avec lui. Alors, nos différences, au lieu de nous séparer, deviendront complémentaires et sources d’enrichissement mutuel.

De même que la beauté d’un tapis tient à la variété de ses couleurs, la diversité des hommes, des cultures et des civilisations fait la beauté et la richesse du monde. Combien ennuyeux et monotone serait un monde uniforme où tous les hommes, calqués sur un même modèle, penseraient et vivraient de la même façon ! N’ayant plus rien à découvrir chez les autres, comment s’enrichirait-on soi-même ?

A notre époque si grosse de menaces de toutes sortes, les hommes doivent mettre l’accent non plus sur ce qui les sépare, mais sur ce qu’ils ont de commun, dans le respect de l’identité de chacun. La rencontre et l’écoute de l’autre sont toujours plus enrichissantes, même pour l’épanouissement de sa propre identité, que les conflits ou les discussions stériles pour imposer son propre point de vue. Un vieux maître d’Afrique disait : il y a  » ma  » vérité et  » ta  » vérité, qui ne se rencontreront jamais.  » LA  » Vérité se trouve au milieu. Pour s’en approcher, chacun doit se dégager un peu de  » sa  » vérité pour faire un pas vers l’autre…

Jeunes gens, derniers-nés du vingtième siècle, vous vivez à une époque à la fois effrayante par les menaces qu’elle fait peser sur l’humanité et passionnante par les possibilités qu’elle ouvre dans le domaine des connaissances et de la communication entre les hommes. La génération du vingt et unième siècle … connaître une fantastique rencontre de races et d’idées. Selon la façon dont elle assimilera ce phénomène, elle assurera sa survie ou provoquera sa destruction par des conflits meurtriers.

Dans ce monde moderne, personne ne peut plus se réfugier dans sa tour d’ivoire. Tous les Etats, qu’ils soient forts ou faibles, riches ou pauvres, sont désormais interdépendants, ne serait-ce que sur le plan économique ou face aux dangers d’une guerre internationale. Qu’ils le veuillent ou non, les hommes sont embarqués sur un même radeau : qu’un ouragan se lève, et tout le monde sera menacé à la fois. Ne vaut-il pas mieux avant qu’il ne soit trop tard ?

L’interdépendance même des États impose une complémentarité indispensable des hommes et des cultures. De nos jours, l’humanité est comme une grande usine où l’on travaille à la chaîne : Chaque pièce, petite ou grande, a un rôle défini à jouer qui peut conditionner la bonne marche de toute l’usine.

Actuellement, en règle générale, les blocs d’intérêt s’affrontent et se déchirent. Il vous appartiendra peut-être, ô jeunes gens, de faire émerger peu à peu un nouvel état d’esprit, d’avantage orienté vers la complémentarité et la solidarité, tant individuelle qu’internationale. Ce sera la condition de la paix, sans laquelle, il ne saurait y avoir de développement.

Je me tourne maintenant vers vous, jeunes africains noirs. Peut-être certains d’entre vous se demandent-ils si nos pères avaient une culture, puisqu’ils n’ont pas laissé de livre ? Ceux qui furent pendant si longtemps nos maîtres à vivre et à penser n’ont-ils pas presque réussi à nous faire croire qu’un peuple sans écriture est un peuple sans culture ?

Mais, il est vrai que le premier soin de tout colonisateur quel qu’il soit (à toutes les époques et d’où qu’il vienne) a toujours été de défricher vigoureusement le terrain et d’en arracher les cultures locales afin de pouvoir y semer à l’aise ses propres valeurs.

Heureusement, grâce à l’action de chercheurs tant africains qu’européens, les opinions ont évolué en ce domaine et l’on reconnaîtra aujourd’hui que les cultures orales sont des sources authentiques de connaissances et de civilisation. La parole n’est-elle pas, de toute façon, mère de l’écrit, et ce dernier n’est-il pas autre chose qu’une sorte de photographie du savoir et de la pensée humaine ?

Pour ce vaste travail, deux outils vous sont indispensables : tout d’abord, l’approfondissement et la préservation de vos langues maternelles, véhicules irremplaçables de nos cultures spécifiques ; ensuite, la parfaite connaissance de la langue héritée de la colonisation (pour nous la langue française), tout aussi irremplaçable, non seulement pour permettre aux différentes ethnies africaines de communiquer entre elles et de se mieux connaître, mais aussi pour nous ouvrir sur l’extérieur et nous permettre de dialoguer avec les cultures du monde entier.

Jeunes gens d’Afrique et du monde, le destin a voulu qu’en cette fin de vingtième siècle, à l’aube d’une ère nouvelle, vous soyez comme un pont jeté entre deux mondes : celui du passé, où de vieilles civilisations n’aspirent qu’à vous léguer leurs trésors avant de disparaître, et celui de l’avenir, plein d’incertitudes et de difficultés, certes, mais riche aussi d’aventures nouvelles et d’expériences passionnantes. Il vous appartient de relever le défi et de faire en sorte qu’il y ait, non rupture mutilante, mais continuation sereine et fécondation d’une époque par l’autre.

Dans les tourbillons qui vous emporteront, souvenez-vous de nos vieilles valeurs de communauté, de solidarité et de partage. Et si vous avez la chance d’avoir un plat de riz, ne le mangez pas tout seul !

Si les conflits vous menacent, souvenez-vous des vertus du dialogue et de la palabre ! Et lorsque vous voulez vous employer, au lieu de consacrer toutes vos énergies à des travaux stériles et improductifs, pensez à revenir vers notre Mère la terre, notre seule vraie richesse, et donnez-lui tous vos soins afin que l’on puisse en tirer de quoi nourrir tous les hommes. Bref, soyez au service de la vie, sous tous ses aspects !

Certains d’entre vous diront peut-être : «  c’est trop nous demander ! Une telle tâche nous dépasse ! « . Permettez au vieil homme que je suis de vous confier un secret : de même qu’il n’y a pas de  » petit incendie (tout dépend de la nature du combustible rencontré), il n’y a pas de petit effort. Tout effort compte, et l’on ne sait jamais, au départ de quelle action apparemment modeste sortira l’événement qui changera la face des choses. N’oubliez pas que le roi des arbres de la savane, le puissant et majestueux baobab, sort d’une graine qui, au départ, n’est pas plus grosse qu’un tout petit grain de café…

Victimes 2 l’amour – Abraham Sidibé – 2015

Quatrième de couverture

Sans être aussi belle mais tout de même aussi élégante, elle était la meuf idéale pour concurrencer La Galette. Fatim était une fille qui avait un superbe sourire, une voix douce et des manières correctes….

Chronique

Le sens de l’honneur est parfois exacerbé en Afrique  et joue des tours pendables. Guinée-Conakry. Une histoire d’amour naissante. D’abord timide, puis assumée. Affichée. A une époque où avoir une copine était une relation parfaitement platonique. Kastor nous relate ses tribulations en tant qu’amoureux transi durant son adolescence. En tant qu’ami ambigu.

Victimes 2 l’amour est un roman Young Adult. Un roman pour adolescents qui nous fait revivre les affres de l’amour. Du premier amour. Les aventures de Kastor, jeune lycéen. Dans sa ville, Conakry. Dans son quartier. Une histoire d’amour qui n’est pas de tout repos. C’est un roman qui dépeint avec réalisme les réalités de la vie amoureuse de jeunes citadins. Nous découvrons des rivalités amicales. Des moments où le sens de l’honneur est en jeu. Des moments où l’honneur régente les règles du jeu de l’amour. Des moments où le fairplay rehausse les valeurs de l’amour.

Au fil des pages, la vie de cette jeunesse étudiante se dessine à travers les rires, les bravades gentilles, les déclarations chuchotées dans l’intimité ou faites au vu et au su de toute la bande de copains. Des amis qui ont le même but: se trouver une petite amie. Surtout, l’imposer à tous. Sans heurts. Mais, que se passe t-il quand l’objet de convoitise  est celle de nombreux amis? Pour lequel d’entre eux ce rêve deviendra t-il réalité? Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura toujours des victimes 2 l’amour.

Note 16/20

9782350450582   Editions Ganndal   Collection Gos  & Gars   44 p.   3,90€

 

Akwaba – Adjouah Agnini – 2018

Quatrième de couverture

Le temps passe. Une douce routine nous engraisse. Les habitudes nous rassurent. Le désir décline. On n’a plus envie. Mais voilà, ce n’est pas si simple de tout plaquer. Que fait-on des enfants? Que fait-on des meubles? Que dit-on aux autres? Partir? Mais où pourrait bien aller Sabine, quarantenaire, avec sa fille sous les bras et ses kilos de grossesse tenaces? Son mai va voir ailleurs et alors? Faut-il tout perdre pour si peu? Et Adjouah en a assez de n’être que la maîtresse de Serge. Celle que l’on voit en cachette. Celle qui apparait en appel masqué… Alors elle va prendre cet avion, pour cesser d’espérer. Mais elle va surtout réaliser qu’elle n’est pas à Abidjan uniquement pour l’oublier….

Chronique

Akwaba. Un superbe mot de bienvenue. Un mot qui chante le plaisir de la rencontre. Le plaisir de recevoir. Akwaba. Un chant d’amour rien qu’à l’entendre. Mais bienvenue à quoi? Bienvenue à qui? Adjouah a-t-elle vraiment envie d’exprimer ce souhait après son introspection? A-t-elle à ce point envie de faire plaisir à la personne aimée?

Akwaba est un cri d’amour. Un cri de vie. Un cri qui témoigne d’une existence. Pas forcément celle souhaitée. Mais celle qui est vécue. C’est un cri de désamour. Celui que lance l’amante quand l’objet de ses désirs est absent. Un cri du cœur qui souffre de l’indifférence. De la solitude. Surtout quand on est la femme de l’ombre. Quand on est la femme bafouée. Comment exprimer ce qui est ressenti quand les moments passés ensemble sont ceux que daigne abandonner l’épouse légitime? Quand silence, solitude et discrétion deviennent une seconde nature?

Akwaba. Un mot de renaissance. Quand une femme profondément blessée cherche à retrouver les miettes de sa dignité. Quand la reconstruction devient un moyen de se retrouver er de faire renaître la vie, l’amour dans une vie où ce dernier est secret. Dans cette vie où la sienne s’est perdue dans celle d’un autre qui l’a négligée dans un égoïsme revendiqué. Akwaba. Un retour aux sources pour panser son mal-être. Pour retrouver ses racines. Sa vie. Son envie d’exister. Akwaba à la nouvelle Adjouah.

Note 19/20

9782343137995 Editions L’Harmattan Coll. Rue des écoles 126 p. 14,50€

Paris vaille que vaille – Koffi Roger Nguessan – 2014

Quatrième de couverture

Marie-France rêve de quitter l’Afrique et de découvrir la France par n’importe quel moyen. Par le biais d’Internet, elle rencontre un Français qui la séduit  et la fait venir en France. Mais le conte de fées va tourner au cauchemar…

Chronique

On peut aussi dire « ou quand la Bande Dessinée flirte avec la réalité« . Ce rêve qui, actuellement, titille une grande partie de la jeunesse Africaine. Marie-France est prête à tout pour réaliser son rêve. Internet l’y aidera. Pour son bonheur? Pour son malheur?

Paris vaille que vaille nous narre une misère sociale et humaine. Le rêve d’un ailleurs meilleur. Ne dit-on pas que l’herbe est toujours plus verte ailleurs? Peut-être une utopie? Marie-France se battra pour aller dans son eldorado. Armée d’un matérialisme et d’une naïveté à toute épreuve, elle se lance à corps perdu dans ce qu’elle pense être sa chance. Sa seule chance de réussite.

Les planches sont en noir et blanc. Ce qui renforce le côté dur de l’histoire. Les discours sont très réalistes. C’est une Bande Dessinée qui, je l’espère, devrait faire réfléchir les candidats au départ. Tous les périples sont abordés et montrent la cruauté des situations vécues par ces candidats à l’eldorado. La cruauté de ce monde qui les accueille. Pourquoi ne pas réfléchir au prix de sa vie? Comment faire pour ne pas prendre des vessies pour des lanternes?

Paris vaille que vaille une histoire qui hurle son actualité. Une histoire qui a toujours fait partie de l’exode humain. « Nos hommes d’ici n’ont aucun respect pour les femmes. Tous des minables! Que Dieu m’en préserve! » pense Marie-France. Les autres hommes sont-ils meilleurs? Ont-ils tous du respect pour la gent féminine? Un rêve peut être rendu cauchemardesque par l’humain pour l’humain. Une histoire qui demanderait à mettre un bémol à chaque fois que quelqu’un rêvera d’aller à Paris vaille que vaille.

Note 19/20

9782343046310   Editions L’Harmattan BD   86 p.   9,90€