Akwaba – Adjouah Agnini – 2018

Quatrième de couverture

Le temps passe. Une douce routine nous engraisse. Les habitudes nous rassurent. Le désir décline. On n’a plus envie. Mais voilà, ce n’est pas si simple de tout plaquer. Que fait-on des enfants? Que fait-on des meubles? Que dit-on aux autres? Partir? Mais où pourrait bien aller Sabine, quarantenaire, avec sa fille sous les bras et ses kilos de grossesse tenaces? Son mai va voir ailleurs et alors? Faut-il tout perdre pour si peu? Et Adjouah en a assez de n’être que la maîtresse de Serge. Celle que l’on voit en cachette. Celle qui apparait en appel masqué… Alors elle va prendre cet avion, pour cesser d’espérer. Mais elle va surtout réaliser qu’elle n’est pas à Abidjan uniquement pour l’oublier….

Chronique

Akwaba. Un superbe mot de bienvenue. Un mot qui chante le plaisir de la rencontre. Le plaisir de recevoir. Akwaba. Un chant d’amour rien qu’à l’entendre. Mais bienvenue à quoi? Bienvenue à qui? Adjouah a-t-elle vraiment envie d’exprimer ce souhait après son introspection? A-t-elle à ce point envie de faire plaisir à la personne aimée?

Akwaba est un cri d’amour. Un cri de vie. Un cri qui témoigne d’une existence. Pas forcément celle souhaitée. Mais celle qui est vécue. C’est un cri de désamour. Celui que lance l’amante quand l’objet de ses désirs est absent. Un cri du cœur qui souffre de l’indifférence. De la solitude. Surtout quand on est la femme de l’ombre. Quand on est la femme bafouée. Comment exprimer ce qui est ressenti quand les moments passés ensemble sont ceux que daigne abandonner l’épouse légitime? Quand silence, solitude et discrétion deviennent une seconde nature?

Akwaba. Un mot de renaissance. Quand une femme profondément blessée cherche à retrouver les miettes de sa dignité. Quand la reconstruction devient un moyen de se retrouver er de faire renaître la vie, l’amour dans une vie où ce dernier est secret. Dans cette vie où la sienne s’est perdue dans celle d’un autre qui l’a négligée dans un égoïsme revendiqué. Akwaba. Un retour aux sources pour panser son mal-être. Pour retrouver ses racines. Sa vie. Son envie d’exister. Akwaba à la nouvelle Adjouah.

Note 19/20

9782343137995 Editions L’Harmattan Coll. Rue des écoles 126 p. 14,50€

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s