Marginal – Mour Sèye – 2019

Quatrième de couverture

Accusé de trafic de drogue, Djibril, jeune étudiant, est arrêté puis emprisonné pendant trois ans avant d’être relaxé. A sa sortie de prison, il est rejeté par la société qui l’oblige à affronter son destin dans la rue. Il fréquente quelque temps un gang avant de devenir assistant d’un maître coranique. Son existence bascule et Djibril découvre d’autres réalités de la vie en marge de la société. Une nuit, contre toute attente, Djibril disparait malgré lui et se retrouve dans la situation la plus extravagante et la plus sombre de sa vie. Le destin de toute une nation était entre ses mains? Fera t-il le bon choix?

Chronique

Le milieu carcéral est difficile, invivable, quel que soit le pays. Tout prisonnier  ne rêve que d’une chose: en sortir, si possible blanchi de toute accusation. Du moins, tel est le désir de Djibril, ex étudiant, accusé de recel de drogue. Même libéré, la vie continue à éprouver son avenir. Pourquoi est-ce si difficile? Que lui réserve la vie hors de prison? Comment son retour au bercail sera t-il perçu par sa famille?

Marginal. Avec un langage coloré, parfois énigmatique, Mour Sèye nous transporte dans l’univers carcéral sénégalais. Un univers où la surpopulation, la violence, la saleté règnent. Un univers où la loi du Talion est maître. A travers les aventures de Djibril, nous découvrons l’univers de la rue. L’univers de ces ex prisonniers abandonnés par tous et surtout par leur famille. Ces ex prisonniers livrés à la merci des marginaux. Pourquoi pas à la merci des terroristes?

Marginal est un plaidoyer pour la reconsidération du milieu carcéral. C’est un appel à humaniser ce milieu ainsi que les conditions de vie des prisonniers. C’est un roman qui appelle à la réflexion sur la réinsertion sociale et familiale des anciens prisonniers. Pourquoi les garder si longtemps en préventive avant qu’ils ne soient jugés? Pourquoi les garder si longtemps dans le système judiciaire quand, sans jugement, ils sont tout simplement oubliés dans les prisons? Pourquoi ne pas faire prévaloir la présomption d’innocence, même quand il s’agit d’un marginal?

Note 15/20

9782343176758   Editions l’Harmattan   164 p.   18€

 

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2 commentaires

  1. Vous avez raison Fat Kiné Guèye. La vie est dure. Surtout pour des innocents qui ont croupi en prison et qui sont rejetés par tout le monde à leur sortie. Ils perdent tout. Le destin joue parfois des tours pendables.

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