Bris d’ombre – Sokhna Benga – 2016

Quatrième de couverture

Bris d’ombre … ou l’amour parfois chant de cygne, parfois mélodie brisée en plein crescendo et qui doit renaître, tel un sphinx de ses cendres, au risque de se perdre dans les méandres du temps. Désirée, cette perle diaphane du Saloum aux pieds de velours, doit vaincre les démons de son passé pour emporter une victoire éclatante sur le présent et le futur. Un passé violé par l’ombre furtive d’un bourreau d’enfants et que seules les ailes du temps et du pardon sauraient éclairer et apaiser.

Chronique

Il arrive des moments dans la vie où la douleur est si abyssale qu’elle semble ne jamais prendre fin. Des moments où l’oubli se noie dans un silence terriblement bruyant. Silence-mouroir. Silence-protection. Silence-oubli. Silence-détresse. Silence-terreur.

Bris d’ombre... Bris de vie… Bris de secrets. Dès les premières pages, nous plongeons dans un gouffre de silence. Dans une destruction lente, méticuleuse d’une vie. D’une jeune femme. Une destruction si terrible que la vie en devient insupportable et que la mort parait être une bénédiction. Les mots sont violents. Forts. Durs. Extrêmes. Au point que l’envie que nous avons est de dorloter cette jeune femme. De lui dire que la vie peut être merveilleuse parfois. Désirée souffre et ne sait pas mettre des mots sur cette torture qu’elle vit au quotidien.

Bris d’ombre est l’histoire d’une résurrection. D’une renaissance. D’une résilience. C’est l’histoire d’une femme dont la souffrance est si profonde qu’elle ne peut l’exprimer. Les mots frappent la mémoire. Le cœur. L’âme. Les mots pénètrent les tréfonds de l’humain, le laissant ivre sous leurs forces. Leur résonnance. Des phrases qui sont le hurlement, le cri d’une histoire qui atteint toutes les couches sociétales. Des phrases qui racontent la mort lente d’un corps. Sa décrépitude. Son pourrissement. Qui laissent la victime exsangue. Que de larmes. Que de cris silencieux. Que de regrets. La force n’est-elle pas de tout décortiquer sans concession?

Note 18/20

9782343074658   Ed. L’Harmattan Sénégal   Coll. Nouvelles Lettres Sénégalaises  261 p. 23€

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