Le bourreau s’en est allé – Nawineviel Ghislain DABIRE – 2020

Quatrième de couverture

Le pouvoir en Afrique a toujours été une fin dénuée de toute morale. Cette folie des grandeurs est mère de l’hypocrisie, des détours malicieux sarcastiques et des horreurs ; l’esprit jusqu’au-boutiste de l’envieux en est le ressort et le trône, le dessein. Dokou, l’un des personnages atypiques de l’oeuvre, a été amèrement éprouvé par le trône si bien qu’il a fini prisonnier de son histoire, avec un esprit foisonnant de remords. Le mal attire donc au malfaiteur le malheur…

Chronique

Entre l’humain et le pouvoir, c’est une longue histoire d’amour intéressé. Au point, parfois, de faire perdre la raison. C’est un royaume dirigé par un monarque teigneux et égocentrique. Un potentat, en un mot. Un monarque pour qui les complots font partie de la vie. Pour le plus grand danger de ses subordonnés.

L’histoire ou les histoires se déroulent sous forme de récit. Un récit dans le récit. Il faut suivre sous peine d’être un peu perdu. L’enthousiasme était présent. Au début. Les néologismes, le langage parlé ou pompeux ont eu raison de cet enthousiasme. Pourtant, l’histoire est belle. Dans le fond.  Elle pêche par la forme. Ce conte royal met en scène deux hommes avides, mesquins. Des dictateurs. Deux hommes pour qui tous les moyens sont bons pour tenir le peuple sous leur joug. Un peuple qui souffre des actions de ces potentats.

La lecture, au début, paraissait aisée. Puis vinrent le langage parlé, les formulations incompréhensibles. Je me suis perdue dans cette lecture, puis mon enthousiasme s’en est allé pour de bon. L’usage de différents niveaux de la langue française dans une seule phrase finit par énerver. L’histoire a perdu de son intérêt. Ce qui est dommage car elle méritait que l’on s’y intéresse.

Note 13/20

9782343215815   L’harmattan Burkina Faso   63 p.   10€

2 commentaires

  1. Je vous comprends. Je reste toujours objective. Cependant, promouvoir l’écrivain ne signifie pas tout annoncer comme bon. Quand il y a un problème, il faut le dire. Quand on écrit l’aprèm, au lieu de l’après midi, c’est du langage parlé. Par exemple. Je dis que l’histoire tient la route, malheureusement c’est la manière de la raconter qui pêche. Je ne suis d’aucun parti pris. Au contraire, j’adore promouvoir la littérature africaine. Cependant, je pars du principe qu’avant de donner le BAT, il faut corriger le texte, le faire lire à quelqu’un car l’harmattan ne fait pas les corrections. Des corrections qui demandent du temps et de l’investissement. Désolée de vous avoir blessé. Ce n’était pas mon intention. Ma crédibilité est en jeu car si j’affirme que votre livre est formidable, les lecteurs feront la même chose que vous: ils m’écriront pour me dire que je n’ai pas été objective. Bonne soirée

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  2. Belle chronique sur l’oeuvre  » Le bourreau s’en est allé ». Toutefois, le professionnalisme voudrait qu’elle soit objective, votre critique (c’est à dire exempt d’une note, et d’une déduction radicale ) pour être parfaite, si vous prétendez promouvoir l’écrivain. L’art c’est le beau(bien ou bon) et le beau est relatif. 🙏

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