Femme incestueuse – Eric Gilbert NKOULOU – 2022

Quatrième de couverture

Les enfants d’une même fratrie savent-ils naturellement les limites des relations qu’ils peuvent avoir, ou alors il faut éveiller leur attention lorsqu’ils partagent un même cadre de vie ? Cette pièce de théâtre, qui tient sur trois actes, expose les vices qui guettent, hantent et persécutent les conjoints en union maritale dans la relation qu’ils partagent avec des tiers. Il s’agit d’une tragédie à travers laquelle l’auteur révèle des maux sociaux fondés sur une construction matérialiste de la relation en famille. Son but est de les décrier et d’envisager d’éventuelles solutions et surtout d’attirer l’attention des acteurs familiaux sur l’intrusion des tiers dans leur environnement.

Chronique

La fidélité est une des conditions sine que non du mariage. Que dis-je? Elle en est la pierre angulaire. Elle est un des devoirs les plus bafoués. Cette infidélité fait le bonheur des dramaturges. Les différents personnages s’en rendent bien compte. Le lien qui les unit porte question. Qui est qui? Qui fait quoi? Pourquoi? La relation des humains, dans ce cas, et leur interaction sont véreuses. A qui la faute? Une tragédie se déroule inconsciemment. La vérité va t-elle briser les liens entre les personnages?

Il s’agit d’un huis clos, d’une sorte de vaudeville où les personnages se retrouvent face à eux-mêmes et à leurs mensonges. Quel est le lien qui les unit? Sur quoi est-il réellement fondé? L’amour? Le matériel? Les deux? Qui trompe qui? Un couple, en Afrique, s’appuie plus sur les traditions de l’hospitalité, du partage, pour cacher ses relations incestueuses. Les autres personnes qui gravitent autour de ce couple vivent aussi dans le mensonge. La vérité est-elle si atroce pour qu’aucun des humains au  courant, n’osent le dire, l’affirmer haut et fort? Une vérité qui mettrait à mal le lien qui les unit. Une vérité qui pourrait être  à l’origine d’une tragédie?

Cette pièce de théâtre met en lumière les relations interhumaines. Des relations faussées par le mensonge. En trois actes, nous découvrons la fragilité des liens du mariage. Cette pièce fait penser à « trois prétendant, un mari » de Guillaume OYONO MBIA où les valeurs étaient en  rapport avec le matériel. Un rapport entre les personnages où l’inceste est exclu. C’est un véritable vaudeville à l’africaine où l’humour et le sérieux ont une place prépondérante. Ce vaudeville terrifiant, ce huis-clos humiliant se termine dans une situation entretenue par le suspens durant le déroulement de la pièce. La fin sera t-elle à la hauteur de l’humiliation?

Note 18/20

9782343251523    l’Harmattan Cameroun Coll. Lettres camerounaises   110 p.   13€

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