Kama Sywor Kamanda, conteur, poète et romancier Congolais – 1952

10373072_422223981253523_4059472588191346223_oKama Sywor Kamanda est un écrivain congolais, il est né le 11 novembre 1952 à Luebo au Congo-Kinshasa. Il a fait son droit à l’Université de Liège en Belgique et à l’Université de Strasbourg en France. Après ses études, il est devenu journaliste et puis assistant technique pour une agence de presse. En 1977, Kamanda est obligé de s’exiler pour des raisons politiques. Il consacre son temps à sa 81Y1JJzHfiLcarrière littéraire et aussi à la défense des droits de l’homme en Afrique.

Tour à tour conteur, poète et romancier, Kama Sywor Kamanda a produit une œuvre littéraire considérable et mondialement reconnue. Depuis la parution, en 1967, de son premier ouvrage, Les Contes des veillées africaines, il a écrit des poèmes et divers 51w6a+558GL._UY250_recueils de contes (1988 Les Contes du griot t. I, 1998 Les Contes du griot t. III [La Nuit des Griots ] pour lesquels il a reçu le Grand Prix littéraire de l’Afrique Noire et en 2000 Les Contes du crépuscule). En 2003, il réédite tous ses contes en version illustrée, puis en oeuvres complètes en 2004. Il s’est distingué par ses contesavec Aimé Césaire littéraires à la fois inspirés par ses expériences personnelles, son imaginaire et les traditions et réalités du continent noir. Récits féeriques, ils sont imprégnés de la culture et de la civilisation de toutes les terres africaines.

En tant que poète, Kamanda Sywor Kama a su redonner un souffle nouveau et de la grandeur à la poésie contemporaine, grâce à la richesse de son langage et à sa maîtrise de la métaphore. La critique et des poètes parmi les plus grands de son temps, dont bfd36f5bc74d377e54fc4820fdc5c711Mario Luzi et Léopold Sédar Senghor, ont souligné la puissance de ses vers et la richesse de son imagerie. Il a reçu de nombreux prix, notamment, en 2009, le Prix Heredia de l’Académie française pour l’édition intégrale de ses oeuvres poétiques. Ses deux recueils de poésie, L’Exil des songes (1992) et Les avec jm le clézio etMyriades des temps vécus (1992) ont été honorés par l’Académie Française.

En tant que romancier, Kamanda n’a cessé de porter en lui son Afrique et ses rêves. Ses écrits révèlent un véritable résistant face aux pouvoirs totalitaires, mais aussi un complice des hommes et des femmes qui luttent en silence pour le respect de leurs droits ou leursans-titre0 survie et celle de avec nadine gordimerleurs enfants. C’est un écrivain engagé, il s’est toujours considéré comme une « âme perdue entre les rêves et les illusions, les joies et les peines du monde africain ». Kama Kamanda a reçu de nombreux prix. En 1987, il a reçu le prix Paul Verlaine de l’Académie française pour son recueil, Chants de Brumes (1986), qui célèbre l’Afrique. Il a aussi reçu le prix Louise Labé en 1990 pour son ouvrage La Somme du Néant (1989). Voici sa bibliographie non exhaustive:

1986 – Les Résignations
1987 – Éclipse d’étoiles
1993 – Les Vents de l’épreuve
1994 – Quand dans l’âme les mers s’agitentl-etreinte-des-mots-de-kama-sywor-kamanda
1994 – Lointaines sont les rives du destin
1995 – L’Étreinte des mots
les-resignations-de-kama-sywor-kamanda1999 – Œuvre poétique
2002 – Le Sang des solitudes
2006 – La Traversée des mirages
2006 – La Joueuse de Kora
2006 – Contes africains (Gründ)
2007 – Au-delà de Dieu, au-delà des chimères
2008 – Œuvre poétique, édition intégrale

 

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Fadhila Chebbi – Poétesse libre & arabophone Tunisienne – 1946

Fadila chebiFadhila Chebbi est née le 24 janvier 1946 à Tozeur (Tunisie). En 1971, elle est diplômée en langue et littérature arabe. Langue qu’elle enseignera durant trente ans à l’université de Tunis. C’est aussi à cette période qu’elle fonde le mouvement littéraire « Poésie autre que géométrique et libre » avec Tahar Hammami et Habib Zannad (poètes Tunisiens). Elle en est le seul membre féminin. A partir de 1988, elle se consacre totalement à l’écriture. Elle est conférencière littéraire à travers le Monde Arabe et l’Europe.

Fadhila Chebbi écrit en arabe littéraire et en arabe Tunisien. Certains de ses écrits sontsans-titre traduits dans différentes langues, mais plus souvent en français et en anglais. Elle écrit aussi bien des romans, des contes, de nouvelles que des poésies. Elle est titulaire de fadhila-chebbi-livre1nombreux prix littéraires: le Prix Wallada de poésie en 1984 pour « des nuits aux lourdes cloches » [Allayali dhat el ajrass athaqi la] qu’elle ne peut recevoir faute de pouvoir se déplacer, le Prix Zoubeïda Bchir  pour la création littéraire en langue Arabe en 1998 pour « Miya Nesbiyya » et en 2009 pour « Bourouk el mata« , le Prix de la foire du livre en 2002 pour « Hayyi sayyad el achi’aa« . Sous le gouvernement Ben Ali, elle a connu la censure car dans un de ses écrits elle a fait allusion à un général qui, par erreur, afadhila-chebbil-livre2-209x300 fait castrer toute son armée.

Fadhila Chebbi aborde différents sujets. Dans El Ofôan, 1999, (le python) elle aborde la mythologie. En 2011, elle rend hommage à Mohamed Bouazizi (marchand ambulant qui s’immola par le feu, en 2010, et fut à l’origine de la révolution qui évinça le président Ben Ali du pouvoir) et décrit la révolution dans un recueil poétique « l’épopée« . Dans « Foyer du vent » [Manzilaa arrih], elle évoque la liberté et la justice. En 2013, elle édite la totalité de ses sans-titreoeuvres en cinq tomes.

Son premier recueil de poésie, « Parfum de terre et de colère » [Kawa ib al ardb wa l ghadbab], paraît en 1973. Puis, « Tigelle« [chamârîk] et les jardins géométriques en 1991. Un recueil de poésie, Assou’al fajroun youssafer paraît en 2008 dans lequel se trouve le poète, le monde et la rose. Son roman « arpenteur des heures absentes » [Tasalluq al sâ ât al-ghâ’iba] paraît en 2000, puis, un recueil de nouvelles Anissat ez-zaman el mouareb en 2009 et, enfin, en 2003 sort Taffattouq el hijara.

Entretien avec Amina Seck, auteure, actrice et scénariste Sénégalaise

Bonjour Amina Seck, Je m’appelle Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cet interview
– Merci, le plaisir est pour moi

Pouvez-vous vous présenter auprès de vos lecteurs ?
– Mon nom c’est Amina Seck, je suis auteure, scénariste et actrice à mes heures perdues. Je suis une femme de culture qui aime tout ce qui touche à la création artistique depuis mon plus jeune âge.

Pouvez-vous nous parler de votre enfance, vos études ?
– Je suis née et grandie à Dakar, j’ai passé toute mon enfance au quartier populaire de Fass Delorme à côté des parents très strictes notamment mon père un ancien gendarme reconverti en expert-comptable.  Apres mes études secondaires j’ai fait une formation enarton5023 marketing et communication des entreprises.

Comment avez-vous découvert votre désir d’écrire ?
– A travers la musique, enfant je voulais être chanteuse donc après l’école je ne faisais qu’écrire de petits textes de chansons et plus tard j’ai tenu un journal intime pendant des années. L’écriture était devenue ma seule liberté durant toute mon adolescence

À quel moment aviez- vous décidé de devenir écrivain ?
– Depuis que j’ai senti qu’à travers l’écriture je pouvais guérir mes maux, dénoncer une injustice, avoir le pouvoir du OUI et de pouvoir les partager en suite.

Qu’a pensé votre famille de votre rêve?
– Ils savent tous que j’écris depuis toujours

Quelle a été l’inspiration de votre premier roman ? De quoi ou de qui vous inspirez-vous ?
imagesJEE7BMQW– « MAUVAISE PENTE » est mon premier roman sorti en novembre 2017 mais le dernier à être écrit. Tout au début de l’écriture de ce roman, je voulais juste parler de la solitude des femmes et mettre l’accent sur la souffrance qu’elles vivent le plus souvent en silence.

Combien de temps avez-vous mis pour l’écrire ? En étiez-vous satisfaite ?
– Il m’a fallu quatre mois pour l’écrire. Plutôt fière d’avoir enfin terminé une histoire, ce qui n’est pas encore le cas pour les autres.

Comment ce roman a-t-il été accueilli dans le monde littéraire ?
– Plutôt bien je dirai. Il fait son petit bonbonne de chemin je ne me plains pas.

Depuis, en avez-vous écrit plusieurs ? Comment vous sentez-vous à chaque publication ?
– Je viens de finir un scenario de court métrage. Soulagée

Quels sont vos futurs projets ?
– Un film court métrage que je souhaite faire avant la fin de l’année et inch’ Allah un26648735_1857845037582525_2045121966_n deuxième roman en 2019

Pensez-vous que la passion d’écrire peut se transmettre ? Si oui, par quel biais ?
– C’est possible mais ce n’est pas mon cas.

Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes auteurs ?
– Qu’ils ont leur place dans ce mon merveilleux de la littérature, à chacun son style, son chemin et sa chance.

Quels conseils me donnerez-vous pour mon blog dont voici le lien https://litteratureetecrivainsdailleurs.blog/ ?
– Je vous remercie d’abord pour cette belle initiative. Le conseil : étant un blog pour faire la promotion des auteurs, il est donc nécessaire de faire beaucoup plus de communication pour une bonne visibilité.

A.D*. C’est vrai. Cependant, c’est un blog qui a moins d’un an. Je m’y attelle et c’est en cours.

Avez-vous quelque chose à rajouter ?
– Juste dire que je déplore ce manque de communication, de visibilité et d’accompagnement des autorités pour les jeunes auteurs sénégalais.

A.D. J’espère que vous serez entendue

Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Au plaisir de vous lire bientôt
– Je vous remercie pour cette belle occasion de parler de moi et de mon œuvre

A.D. Merci à vous

 

*A.D. Amélie Diack

Amina Seck – auteure Sénégalaise aux multiples casquettes

imagesJEE7BMQWTitulaire d’une licence en Marketing et communication des entreprises, Amina Seck sort son premier roman « Mauvaise Pente » en 2017. Un roman qui est en fait le journal intime de l’héroïne Alimatou Ly. Cette dernière y dévoile toute sa vie. L’occasion pour l’auteure d’aborder des sujets tabous dans la société sénégalaise (la difficulté des mariages religieux mixtes, l’avortement) ainsi que d’autres qui gangrènent la vie sociétale: L’hypocrisie, l’amour, le rejet, la déception, la trahison. Aminata Seck, au travers de son roman, met en lumière la condition des femmes dans son pays.

Cependant, Amina Seck n’est pas seulement auteure. Elle est aussi comédienne, scénariste et réalisatrice. Selon elle, l’écriture est une thérapie qui aide à la guérison. De plus, l’écriture représente pour elle la liberté, la sensation d’exister, de créer un imaginaire.

https://www.goethe.de/ins/sn/fr/m/kul/sup/ceu/21206246.html

 

 

 

Nimrod – Poète Tchadien – 1959

41X0-gDTGyL._SX210_Nimrod  Bena Djangrang est né le 7 décembre 1959 à Kogom au Tchad. Il fit ses études supérieures en Côte d’Ivoire. Docteur en philosophie, il est aussi romancier, essayiste et poète.et animateur de revue (Aleph, beth, de 1997 à 2000, et Agotem, 2003 à 2005) et éditeur (Le Manteau & la Lyre).. Il a animé quelque temps une chronique de critique littéraire sur le site Web d’Africultures41HK0dMk3bL._SX256_BO1,204,203,200_ intitulée « Phase critique ». Il enseigne la philosophie en France.

Nimrod a reçu entre autres le Prix de la Vocation (1989 pour Pierre, Poussière), le Prix Louis Labé (1999 pour Passage à l’infini), la Bourse Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres (2001 pour Les Jambes d’Alice). Au printemps 2008, Le Bal des princes (roman) et La Nouvelle chose française (essai) ont reçu les Prix Benjamin Fondane, Édouard Glissant et 51CPbeqPlxL._SX195_Ahmadou Kourouma. Nimrod a reçu le Prix Max Jacob en 2011 pour Babel, Babylone (poèmes, Obsidiane) et le Prix Pierrette-Micheloud en 2016 pour Sur les berges du Chari, district nord de la beauté (poèmes, Bruno Doucey). Il fut professeur visiteur à l’université du Michigan (Ann Arbor) à l’automne 2006 ainsi qu’en septembre 2008 pour une résidence d’écriture de six mois. Le magazine Le Matricule des anges (n° 91, mars 2008) et la revue de poésie Autre.

Bibliographie

• 2017 J’aurais un royaume en bois flottés
• 2017 Petit éloge de la lumière nature
• 2016 Sur les berges du Chari, district nord de la beauté, Prix Pierrette-Micheloud,
• 2004 En saison, suivi de Pierre, poussière, poèmes
• 2004 Les éléphants, poèmes, livre d’artiste avec le peintre Décebel,
• 2010 Babel, Babylone, poésie, Prix Max Jacob
• 1999 Passage à l’infini, poèmes (Prix Louise Labé)
• 1989 Pierre, poussière, poèmes, (Prix de la Vocation Fondation Marcel Bleustein-Blanchet)

Gens de brume  2017
L’enfant n’est pas mort  2017
Un balcon sur l’Algérois roman, Prix des Charmettes / Jean-Jacques Rousseau 2013
L’or des rivières récit 2012 « Revenant au pays comme chaque année pour visiter sa mère. Nimrod emprunte aux premières lueurs de l’aube les ruelles ocre de son quartier d’antan. Par-delà les années la vieille dame n’a pas bougé, et pour son fils exilé, voyageur lettré de passage en ce monde dont elle préserve l’intemporelle réalité, un sentiment soudain se précise : « C’est ma mère qui invente ce pays. Comme j’ai mis longtemps pour formuler cette idée. Elle est si simple pourtant. Dépouillé depuis toujours de la moindre de mes richesses, surtout lorsque j’ai eu dix-neuf ans – qui est l’âge de la guerre civile -, le pays ne cesse de me piller. Ma mère incarne ce dénuement. Aux poètes tchadiens – présents et à venir – je dédie cette parcelle de nudité que même la fraîcheur matinale dédaigne désormais. Il faut beaucoup d’imagination pour lui trouver un attribut maternel. C’est mon rôle à moi qui suis poète. Ma mère invente le Tchad. » A partir de ce subtil hommage, Nimrod déploie, dans une succession de tableaux, des récits dans lesquels il réenchante les bonheurs passés, évoque les rares moments de partage avec son père, grand absent de sa vie, et revient aux origines de son tempérament contemplatif, comme si dans l’enfance il percevait déjà l’inévitable départ et dès lors s’efforçait de préserver en lui un refuge aux dimensions de l’univers : la poésie est fille de mémoire ».
La nouvelle chose française roman 2008
Le Départ récit, 2005
Les jambes d’Alice, roman,  2001 (Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres) « Les pieds montent et tanguent dans l’espace — qui s’en trouve poli —, atterrissent et, de nouveau, rebondissent. Rien de violent, rien que de la souplesse. L’eau, l’air et le vent sont leur royaume. La sécheresse du sol ne trouble pas la vision que je m’en fais : ces pieds sont vraiment miraculeux, leur détente est un bonheur que tout fétichiste se doit d’adorer. Moi qui cours après le mirage, quelle impression de bien-être, quelle récompense ! D’infimes frémissements me transmettent le rythme de ces pieds, et c’est l’extase à chaque pas !
La distance se creuse entre nous. Dans le soleil progressent Alice et Harlem ; elles sont arrivées au bout de la pente débouchant sur la courbure de la route, prochaine amorce d’une ligne droite jusqu’à l’horizon. On sent que leurs jambes esquissent un virage. C’est d’un même élan que leurs pieds vont et viennent, cadence quelque peu lassante et, cependant, assez véloce pour suggérer des variations que seul pourrait rendre visible un ralenti de cinéma. »

• Visite à Aimé Césaire, essai, Obsidiane, 2013
• Aimé Césaire « Non à l’humiliation » Actes Sud, 2012
Le bal des princes essai 2008 « Aux vieux, je dois cacher une vérité pour le moins anodine : je suis d’ailleurs, même si c’est toujours sur eux que je m’appuie. Mon présent est celui du voyeur, qui ne saurait témoigner de ce qu’il voit tant son discours intègre des références étrangères au milieu. Je sais que le village a raison, la modernité tout comme ; il leur faut seulement dialoguer, et les vieux n’ont pas appris la forme du dialogue moderne. Et c’est épuisant de s’expliquer aux uns et aux autres, de souhaiter que les vieux meurent pour qu’advienne un monde plus homogène. Le passé est ma nostalgie, c’est mon arrière-monde, ma profondeur dans le paysage. Je perds trop de temps en allant d’un monde à l’autre, et je me perds à vouloir expliquer qui je suis, car je n’ai pas besoin de m’expliquer pour être. Là, sur la digue, j’aimerais danser puisque sur la digue, en un jour comme celui-ci, on danse, on frémit. La foule, elle, est des plus sérieuses. L’infini, au loin, cache ou masque un événement considérable. Je suis là en clandestin, et ma joie aussi, et ma peine, et mon chant, et cette souffrance pour trouver un accord rudement négocié entre des langues, des mœurs, des valeurs disparates. Cela m’empêche d’être léger par moments… Sauf quand je suis seul, quand je n’ai pas à justifier ni mes actes ni mes pensées, qui sont solitaires et innombrables, comme le soleil en ce moment. Je le sais : quelquefois, je suis un rayon de lune… »
• Commerce de l’imagination, essai, éd. Mémoire d’encrier, Montréal, novembre 2005
• Tombeau de Léopold Sédar Senghor, essai, Le Temps qu’il fait, 2003
• En majesté, le soleil rouge et noir. Sur la peinture de Colette Grandgérard, essai, Aleph, beth, ouvrage à tirage limité

Littérature jeunesse
• Rosa Parks, non à la discrimination raciale, roman, 2008, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Non à l’individualisme, collectif,  2011, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Aimé Césaire, non à l’humiliation, roman, A2012, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Non à l’indifférence, collectif, Actes Sud Junior, 2013, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Léon-Gontran Damas, poète jazzy, éditions À dos d’Âne, Paris, 2014.
• Non à l’intolérance, collectif, Actes Sud Junior, 2015, coll. « Ceux qui ont dit non ».

Fousseni Togola, écrivain, philosophe et bloggeur Malien – 1989

Fousseni Togola est né le 19 septembre 1989 à Fana (Mali). Il fait toutes ses études dans son pays et est titulaire d’un Master en philosophie, matière qu’il enseigne actuellement. Il est membre de la Communauté des Bloggeurs du Mali (Comiblog). Il est aussi l’auteur de romans et d’essais qui dénoncent la face obscure des politiciens, de la politique. Voici ce qu’il dit de lui  » La majeure partie de mes ouvrages sont des essais philosophiques et politiques. Jusque-là, je n’ai publié que deux romans dont le second constitue un roman philosophique. « 

Du-sommeil-dogmatique-au-reveil-farouche-chronique-de-vampDu sommeil dogmatique au réveil farouche : chronique de Vampirebougou (bougou signifie ville, village, quartier ou État). Les vampires désignent tous les dirigeants sanguinaires ainsi que tous les citoyens malhonnêtes dans nos régimes démocratiques. Les attitudes que je qualifie de vampiristes sont fréquentes parce que les citoyens se trouvent dans l’État d’inconscience [ce qui explique] le sommeil dogmatique. Ce sommeil annonce toutefois un beau jour parce que ce peuple inconscient et insouciant se réveillera pour lutter contre ces51qUpSDsf8L._SX331_BO1,204,203,200_ attitudes « violationnistes ».

Des démocraties en cause – Chronique de Bidougou : Bi signifie aujourd’hui et dougou veut dire ville, village, quartier, État-  évoque également les maux des démocraties modernes et notamment le changement climatique voire l’insécurité alimentaire. L’accentuation de tous ces problèmes est décrite comme étant de la responsabilité des citoyens, mais sans la résolution desquels la stabilité recherchée par 31Tc0FVZcjL._SX327_BO1,204,203,200_nos États sera difficile d’accès.

L’Enfant philosophe t1 : de la métaphysique Ce roman philosophique constitue une apologie de la condition enfantine dans maints États. Ces êtres considérés comme immatures se voient écarter de toutes les considérations humaines. Je mets en scène un enfant imaginaire qui aborde des questions strictement métaphysiques avec son père. Les questions de la mort, du bien et du mal, de l’au-delà, de l’égalité genre, etc., abordées et résolues partiellement par cet enfant.

Le terrorisme : chronique d’un orphelin de guerre – évoque la situation des enfants41DBF9G3wiL._SX331_BO1,204,203,200_ victimes du terrorisme dans le monde. Seydou est cette figure qui représente toutes ces enfances privées de leur joie de vivre par leur situation d’orphelins, obligées de vivre dans la souffrance et donc de mener des activités illicites voire devenir l’ennemi de leur nation comme fit Seydou qui finit par rejoindre le camp terroriste qui extermina ses parents. Les enfants-soldats constituent une conséquence de cette situation. Il convient de la part de nos États de prendre grand soin de tous ces enfants devenus orphelins pour qu’ils ne rejoignent pas ces groupes terroristes et finissent par devenir des kamikazes.

loupNataba et le Roi Loup – publié sous le pseudonyme T. Fouscovski, évoque le problème du favoritisme, de l’hypocrisie ainsi que des vertus comme le pardon, le compromis, etc. Ce livre est juste le reflet des réalités exactes de la société malienne.

Le Mali de 2013-2018 : du règne de l’obscurantisme – publié sous leobcurantisme pseudonyme T. Fouscovski est une analyse critique sur les épines de la démocratie malienne de ces cinq dernières années. Une démocratie caractérisée par les violations graves des droits de l’homme sur tous les plans et notamment sur le plan de la liberté d’expression, mais aussi de l’inversion totale des valeurs maliennes, des violences dans les espaces universitaires jusqu’au problème du terrorisme voire de la laïcité.

musoya (2)Féminitude : Musoya – Cet ouvrage qui doit bientôt paraître chez Innov Éditions, une jeune maison d’édition malienne qui se veut féministe, évoque la situation que vivent les femmes dans nos sociétés, des sociétés dans lesquelles, elles sont sans voix, déconsidérées. La féminitude se veut alors un cri pour la considération du statut des femmes.