LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Départ – En hommage à Agawane – Lamine Ndiaye (Pr.) – 2019

Quatrième de couverture

« Départ, c’est comprendre la vie telle qu’elle est pour vivre la vie, penser l’Ailleurs, l’essentiel, la part, la patience et dire la vérité. » Pr. Lamine Ndiaye

Chronique

Si on me dit  prose, je répondrai poésie. Si on m’affirme poésie, je répondrai derechef  prose. Prose et poésie réunis dans le même recueil. Une prose poétique. Des poèmes dignes des plus grands romans. Je ne radote pas, rassurez-vous. C’est un beau mélange. Que pensez-vous de la vie? Que pensez-vous de tout ce que vous pouvez faire pour la vivre sereinement?

Départ est une réflexion sur le destin. Une réflexion sur les aléas, les moments forts de la vie. A travers ce voyage vital, nous découvrons l’amour, la force des rêves qu’ils se réalisent ou pas. Nous découvrons les réflexions sur la notion de la vraie vie, l’amitié, les instants agréables passés ensemble entre amis ou en famille.

Départ est un ode à la vie. C’est un adieu à l’être aimé. C’est une recherche pour trouver la force de continuer son bout de chemin en l’absence de l’autre parti sur la pointe des pieds rejoindre la Terre des Ancêtres. C’est la continuité d’une vie où la tristesse se décline à travers les mots. Des mots qui sont les larmes de la perte. Une perte qui vous pousse à réfléchir à la vie. A votre vie. Une vie qui a changé. Une vie qui ne sera plus la même sans l’absent. Un absent à  qui on ne peut crier sa douleur. Une douleur faite d’un océan de mots. D’un abyme de réflexions. Une douleur qui hurle la disparition d’un compagnon de route. Une route bien solitaire en l’absence de l’autre. Après son départ.

Note 18/20

9782343176796   Editions l’Harmattan    86 p.   12€

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A TOUTES LES MÈRES DU MONDE – Le Poète de Ndayane

(à nos mamans parties avant nous !)

Notre aube éternelle
Notre fleur de Jasmin
Notre lune de miel.
Notre univers serin !
Ô Doux néon bleu
De nos rêves fabuleux !
Que sur toi s’étale,
Mère bien aimée,
La grâce divine pour tes larmes
Tant de nuits sur nos peines tombées !
Habituée du silence à peiner
Pour nos doux lendemains, que Dieu
T’accorde la Paix de l’âme
Et t’accueille dans les prés sublimes de l’Éden !
Amine !

 

Mirage – Samir Allayle

J’ai cru…J’ai cru voir
La lumière envahir mon soir
Mon coeur et mon âme crièrent
Est ce que DIEU a exaucé tes prières
Mais ce n’est qu’une illusion
Et ma nuit n’a pas de conclusion
Longue, longue et languissante
De moi elle a fait de moi une proie appétissante
Elle a sucé ma jeunesse, ma vie
De ma destinée elle a fait une orgie
A quand ma nuit prendra fin?
A quand éclairera l’aube mon matin ?

FEMME ! – Mlle F. Feuz Faye

Femme !
Femme à la beauté flexible
Femme digne dans l’âpre combat du jour
Femme pétrie dans le silence qui forge
Oh ! Femme…
Femme je te salue !
Femme valeureuse
À l’image de celles de Nder
Femme, je te chante !
Femme dont la parole fait foi,
Oh ! Aline Sitoé Diatta
Femme, gloire à toi !
Femme – Persévérance dans l’effort qui élève
Sokhna Diarra Bousso Bamba !
Oh ! Mame vénérable, je m’incline !
Je m’incline Mother Theresa
Maman au cœur d’or
Immortelle dans le cœur des mortels !
Ah ! Vous femmes,
Tendresse et générosité aux quatre vents !
Femmes parures du ciel,
Sourires étoilés des âmes
Présence vivifiante des cœurs
Oh ! Femmes, grandeur et beauté exquises
Illuminant les nuits sublimes du Couchant,
Sur vous femmes, amine,
Que soit éternelle la Grâce du Seigneur !

Petite fleur lointaine – Omar Dabo

Entre Absence et Abstinence
Les mots s esquivent
Les mots périclitent
Les élans de nos cœurs
Dépérissent dans le désert infini
De privations
Ce creuset d interdits
Où viennent s échouer
Toutes mes foulées passionnelles
Toutes mes envies d orages
Où se fossilisent
Tous mes désirs de pluies séminales
Tous mes désirs de torrents catalyseurs
Les mots de rebellent
Les mots s effacent
Je m incrusterai dans les phonèmes du silence
Pour invoquer ton Nom
Je dirai ton nectar
Qui embaume la morosité des cieux
Je dirai ton éclat
Qui nourrit les bûchers de jouvence
Ton Nom est Amour
Ton Nom est Espérance
Mais qu importe les mots
Assis en scribe sur les berges de l interdit
Je dévalerai cette immensité de feux
De tempêtes
J escaladerai l Himalaya
Et je traverserai la jungle de l Amazonie
Pour retrouver les douces ondulations
Du fleuve
Le fleuve de nos rencontres
Te retrouver
Me retrouver
Retrouver l équilibre
La foi
Ressusciter
Vivre…
Dans un acte fusionnel
Nous esquisserons la ronde inaugurale
La danse rituelle des premières fois
Qu importe les mots
Ma douce et lointaine petite fleur
Qu importe les interdits
Je serai bien à l heure
De la Pollenisation

Yeumbeul, le 12 mai 2019.

MURMURE DES OMBRES

Longtemps ils sont partis, tous ces vieux compagnons !
Pieds nus sur la rosée des prés, de par les monts
Sous les chants des oiseaux ou au creux des vallons
Nous errions riant aux grands éclats
en sourdine le doux murmure des ruisseaux.

Oh ! Chers vieux compagnons des chemins des champs !
Je me rappelle, jadis, et l’entends encore
Sympathique, je l’entendrais toujours,
L‘écho de vos voix nostalgique !

En mes songes de vieux pasteur
Vos sourires font mes soleils et mes lunes !
Bien longtemps qu’ils sont partis
Par de là leurs regards absents
Par de là leurs mots suspendus
J’écoute avec l’aube la dialectique sacrée des masques !

Le souffle silencieux des ombres,
C’est le salut nostalgique de mes compagnons
Partis dès l’aube des temps, et qui
Demeurent si bavards dans mon cœur meurtri.

Le Poète de Dey-Ann.