LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Tayeb Salih, poète et homme de Lettres Soudanais (1929-2009)

New ImagetayTayeb Salih est né le 12 juillet 1929 dans le Nord du Soudan d’une famille de petits fermiers. Venant d’un milieu modeste et composé Tayeb-Salih-Bandarchahessentiellement par des agriculteurs, il avait l’intention d’aider sa famille dans l’agriculture et pensait faire des études d’agronomie ou Migration-tayeb-salihtravailler dans les champs. Mais le destin en a voulu autrement. Pour lui, il n’aurait jamais écrit s’il n’avait pas quitté son pays. Après des études à Khartoum et à Londres, il a dirigé le département arabe de la BBC, puis les services de l’Information au Qatar, et exercé les fonctions de conseiller à l’Unesco.

Il connaît très bien les littératures et philosophies occidentale et arabe. Journaliste, écrivain de nouvelles, il est surtout connu pour Saison de la9780815630371-fr migration vers le nord, parfois considéré comme le roman en langue arabe le plus important du XX° siècle (Académie 511FR6SVFYL._SX210_littéraire Arabe de Damas). Il figure également dans la liste des Cent meilleures oeuvres de tous les temps. Il a notamment écrit trois autres romans, et un recueil de nouvelles.

Ses œuvres ont été traduites dans plus de 30 langues. La plus célèbre est Saison de la migration vers le nord (1971) qui en 1993 est considérée comme un chef-d’œuvre de la littérature arabe contemporaine, de par sa forme et son thème. Il a écrit ses mémoires en plusieurs volumes avant son décès survenu dans la nuit du 17 au 18 février 2009 à Londres où il était exilé. Il a été enterré dans ce pays qu’il avait quitté et qu’il portait dans son cœur: le Soudan.

Bibliographie

  • 1966 Les noces de Zeyn et autres récits
  • 1969 Saison de la migration vers le nord
  • 1971 Bandarchâh
  • 1978 Maryud

 

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Fadhila Chebbi – Poétesse libre & arabophone Tunisienne – 1946

Fadila chebiFadhila Chebbi est née le 24 janvier 1946 à Tozeur (Tunisie). En 1971, elle est diplômée en langue et littérature arabe. Langue qu’elle enseignera durant trente ans à l’université de Tunis. C’est aussi à cette période qu’elle fonde le mouvement littéraire « Poésie autre que géométrique et libre » avec Tahar Hammami et Habib Zannad (poètes Tunisiens). Elle en est le seul membre féminin. A partir de 1988, elle se consacre totalement à l’écriture. Elle est conférencière littéraire à travers le Monde Arabe et l’Europe.

Fadhila Chebbi écrit en arabe littéraire et en arabe Tunisien. Certains de ses écrits sontsans-titre traduits dans différentes langues, mais plus souvent en français et en anglais. Elle écrit aussi bien des romans, des contes, de nouvelles que des poésies. Elle est titulaire de fadhila-chebbi-livre1nombreux prix littéraires: le Prix Wallada de poésie en 1984 pour « des nuits aux lourdes cloches » [Allayali dhat el ajrass athaqi la] qu’elle ne peut recevoir faute de pouvoir se déplacer, le Prix Zoubeïda Bchir  pour la création littéraire en langue Arabe en 1998 pour « Miya Nesbiyya » et en 2009 pour « Bourouk el mata« , le Prix de la foire du livre en 2002 pour « Hayyi sayyad el achi’aa« . Sous le gouvernement Ben Ali, elle a connu la censure car dans un de ses écrits elle a fait allusion à un général qui, par erreur, afadhila-chebbil-livre2-209x300 fait castrer toute son armée.

Fadhila Chebbi aborde différents sujets. Dans El Ofôan, 1999, (le python) elle aborde la mythologie. En 2011, elle rend hommage à Mohamed Bouazizi (marchand ambulant qui s’immola par le feu, en 2010, et fut à l’origine de la révolution qui évinça le président Ben Ali du pouvoir) et décrit la révolution dans un recueil poétique « l’épopée« . Dans « Foyer du vent » [Manzilaa arrih], elle évoque la liberté et la justice. En 2013, elle édite la totalité de ses sans-titreoeuvres en cinq tomes.

Son premier recueil de poésie, « Parfum de terre et de colère » [Kawa ib al ardb wa l ghadbab], paraît en 1973. Puis, « Tigelle« [chamârîk] et les jardins géométriques en 1991. Un recueil de poésie, Assou’al fajroun youssafer paraît en 2008 dans lequel se trouve le poète, le monde et la rose. Son roman « arpenteur des heures absentes » [Tasalluq al sâ ât al-ghâ’iba] paraît en 2000, puis, un recueil de nouvelles Anissat ez-zaman el mouareb en 2009 et, enfin, en 2003 sort Taffattouq el hijara.