Entretien avec Amina Seck, auteure, actrice et scénariste Sénégalaise

Bonjour Amina Seck, Je m’appelle Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cet interview
– Merci, le plaisir est pour moi

Pouvez-vous vous présenter auprès de vos lecteurs ?
– Mon nom c’est Amina Seck, je suis auteure, scénariste et actrice à mes heures perdues. Je suis une femme de culture qui aime tout ce qui touche à la création artistique depuis mon plus jeune âge.

Pouvez-vous nous parler de votre enfance, vos études ?
– Je suis née et grandie à Dakar, j’ai passé toute mon enfance au quartier populaire de Fass Delorme à côté des parents très strictes notamment mon père un ancien gendarme reconverti en expert-comptable.  Apres mes études secondaires j’ai fait une formation enarton5023 marketing et communication des entreprises.

Comment avez-vous découvert votre désir d’écrire ?
– A travers la musique, enfant je voulais être chanteuse donc après l’école je ne faisais qu’écrire de petits textes de chansons et plus tard j’ai tenu un journal intime pendant des années. L’écriture était devenue ma seule liberté durant toute mon adolescence

À quel moment aviez- vous décidé de devenir écrivain ?
– Depuis que j’ai senti qu’à travers l’écriture je pouvais guérir mes maux, dénoncer une injustice, avoir le pouvoir du OUI et de pouvoir les partager en suite.

Qu’a pensé votre famille de votre rêve?
– Ils savent tous que j’écris depuis toujours

Quelle a été l’inspiration de votre premier roman ? De quoi ou de qui vous inspirez-vous ?
imagesJEE7BMQW– « MAUVAISE PENTE » est mon premier roman sorti en novembre 2017 mais le dernier à être écrit. Tout au début de l’écriture de ce roman, je voulais juste parler de la solitude des femmes et mettre l’accent sur la souffrance qu’elles vivent le plus souvent en silence.

Combien de temps avez-vous mis pour l’écrire ? En étiez-vous satisfaite ?
– Il m’a fallu quatre mois pour l’écrire. Plutôt fière d’avoir enfin terminé une histoire, ce qui n’est pas encore le cas pour les autres.

Comment ce roman a-t-il été accueilli dans le monde littéraire ?
– Plutôt bien je dirai. Il fait son petit bonbonne de chemin je ne me plains pas.

Depuis, en avez-vous écrit plusieurs ? Comment vous sentez-vous à chaque publication ?
– Je viens de finir un scenario de court métrage. Soulagée

Quels sont vos futurs projets ?
– Un film court métrage que je souhaite faire avant la fin de l’année et inch’ Allah un26648735_1857845037582525_2045121966_n deuxième roman en 2019

Pensez-vous que la passion d’écrire peut se transmettre ? Si oui, par quel biais ?
– C’est possible mais ce n’est pas mon cas.

Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes auteurs ?
– Qu’ils ont leur place dans ce mon merveilleux de la littérature, à chacun son style, son chemin et sa chance.

Quels conseils me donnerez-vous pour mon blog dont voici le lien https://litteratureetecrivainsdailleurs.blog/ ?
– Je vous remercie d’abord pour cette belle initiative. Le conseil : étant un blog pour faire la promotion des auteurs, il est donc nécessaire de faire beaucoup plus de communication pour une bonne visibilité.

A.D*. C’est vrai. Cependant, c’est un blog qui a moins d’un an. Je m’y attelle et c’est en cours.

Avez-vous quelque chose à rajouter ?
– Juste dire que je déplore ce manque de communication, de visibilité et d’accompagnement des autorités pour les jeunes auteurs sénégalais.

A.D. J’espère que vous serez entendue

Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Au plaisir de vous lire bientôt
– Je vous remercie pour cette belle occasion de parler de moi et de mon œuvre

A.D. Merci à vous

 

*A.D. Amélie Diack

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Nimrod – Poète Tchadien – 1959

41X0-gDTGyL._SX210_Nimrod  Bena Djangrang est né le 7 décembre 1959 à Kogom au Tchad. Il fit ses études supérieures en Côte d’Ivoire. Docteur en philosophie, il est aussi romancier, essayiste et poète.et animateur de revue (Aleph, beth, de 1997 à 2000, et Agotem, 2003 à 2005) et éditeur (Le Manteau & la Lyre).. Il a animé quelque temps une chronique de critique littéraire sur le site Web d’Africultures41HK0dMk3bL._SX256_BO1,204,203,200_ intitulée « Phase critique ». Il enseigne la philosophie en France.

Nimrod a reçu entre autres le Prix de la Vocation (1989 pour Pierre, Poussière), le Prix Louis Labé (1999 pour Passage à l’infini), la Bourse Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres (2001 pour Les Jambes d’Alice). Au printemps 2008, Le Bal des princes (roman) et La Nouvelle chose française (essai) ont reçu les Prix Benjamin Fondane, Édouard Glissant et 51CPbeqPlxL._SX195_Ahmadou Kourouma. Nimrod a reçu le Prix Max Jacob en 2011 pour Babel, Babylone (poèmes, Obsidiane) et le Prix Pierrette-Micheloud en 2016 pour Sur les berges du Chari, district nord de la beauté (poèmes, Bruno Doucey). Il fut professeur visiteur à l’université du Michigan (Ann Arbor) à l’automne 2006 ainsi qu’en septembre 2008 pour une résidence d’écriture de six mois. Le magazine Le Matricule des anges (n° 91, mars 2008) et la revue de poésie Autre.

Bibliographie

• 2017 J’aurais un royaume en bois flottés
• 2017 Petit éloge de la lumière nature
• 2016 Sur les berges du Chari, district nord de la beauté, Prix Pierrette-Micheloud,
• 2004 En saison, suivi de Pierre, poussière, poèmes
• 2004 Les éléphants, poèmes, livre d’artiste avec le peintre Décebel,
• 2010 Babel, Babylone, poésie, Prix Max Jacob
• 1999 Passage à l’infini, poèmes (Prix Louise Labé)
• 1989 Pierre, poussière, poèmes, (Prix de la Vocation Fondation Marcel Bleustein-Blanchet)

Gens de brume  2017
L’enfant n’est pas mort  2017
Un balcon sur l’Algérois roman, Prix des Charmettes / Jean-Jacques Rousseau 2013
L’or des rivières récit 2012 « Revenant au pays comme chaque année pour visiter sa mère. Nimrod emprunte aux premières lueurs de l’aube les ruelles ocre de son quartier d’antan. Par-delà les années la vieille dame n’a pas bougé, et pour son fils exilé, voyageur lettré de passage en ce monde dont elle préserve l’intemporelle réalité, un sentiment soudain se précise : « C’est ma mère qui invente ce pays. Comme j’ai mis longtemps pour formuler cette idée. Elle est si simple pourtant. Dépouillé depuis toujours de la moindre de mes richesses, surtout lorsque j’ai eu dix-neuf ans – qui est l’âge de la guerre civile -, le pays ne cesse de me piller. Ma mère incarne ce dénuement. Aux poètes tchadiens – présents et à venir – je dédie cette parcelle de nudité que même la fraîcheur matinale dédaigne désormais. Il faut beaucoup d’imagination pour lui trouver un attribut maternel. C’est mon rôle à moi qui suis poète. Ma mère invente le Tchad. » A partir de ce subtil hommage, Nimrod déploie, dans une succession de tableaux, des récits dans lesquels il réenchante les bonheurs passés, évoque les rares moments de partage avec son père, grand absent de sa vie, et revient aux origines de son tempérament contemplatif, comme si dans l’enfance il percevait déjà l’inévitable départ et dès lors s’efforçait de préserver en lui un refuge aux dimensions de l’univers : la poésie est fille de mémoire ».
La nouvelle chose française roman 2008
Le Départ récit, 2005
Les jambes d’Alice, roman,  2001 (Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres) « Les pieds montent et tanguent dans l’espace — qui s’en trouve poli —, atterrissent et, de nouveau, rebondissent. Rien de violent, rien que de la souplesse. L’eau, l’air et le vent sont leur royaume. La sécheresse du sol ne trouble pas la vision que je m’en fais : ces pieds sont vraiment miraculeux, leur détente est un bonheur que tout fétichiste se doit d’adorer. Moi qui cours après le mirage, quelle impression de bien-être, quelle récompense ! D’infimes frémissements me transmettent le rythme de ces pieds, et c’est l’extase à chaque pas !
La distance se creuse entre nous. Dans le soleil progressent Alice et Harlem ; elles sont arrivées au bout de la pente débouchant sur la courbure de la route, prochaine amorce d’une ligne droite jusqu’à l’horizon. On sent que leurs jambes esquissent un virage. C’est d’un même élan que leurs pieds vont et viennent, cadence quelque peu lassante et, cependant, assez véloce pour suggérer des variations que seul pourrait rendre visible un ralenti de cinéma. »

• Visite à Aimé Césaire, essai, Obsidiane, 2013
• Aimé Césaire « Non à l’humiliation » Actes Sud, 2012
Le bal des princes essai 2008 « Aux vieux, je dois cacher une vérité pour le moins anodine : je suis d’ailleurs, même si c’est toujours sur eux que je m’appuie. Mon présent est celui du voyeur, qui ne saurait témoigner de ce qu’il voit tant son discours intègre des références étrangères au milieu. Je sais que le village a raison, la modernité tout comme ; il leur faut seulement dialoguer, et les vieux n’ont pas appris la forme du dialogue moderne. Et c’est épuisant de s’expliquer aux uns et aux autres, de souhaiter que les vieux meurent pour qu’advienne un monde plus homogène. Le passé est ma nostalgie, c’est mon arrière-monde, ma profondeur dans le paysage. Je perds trop de temps en allant d’un monde à l’autre, et je me perds à vouloir expliquer qui je suis, car je n’ai pas besoin de m’expliquer pour être. Là, sur la digue, j’aimerais danser puisque sur la digue, en un jour comme celui-ci, on danse, on frémit. La foule, elle, est des plus sérieuses. L’infini, au loin, cache ou masque un événement considérable. Je suis là en clandestin, et ma joie aussi, et ma peine, et mon chant, et cette souffrance pour trouver un accord rudement négocié entre des langues, des mœurs, des valeurs disparates. Cela m’empêche d’être léger par moments… Sauf quand je suis seul, quand je n’ai pas à justifier ni mes actes ni mes pensées, qui sont solitaires et innombrables, comme le soleil en ce moment. Je le sais : quelquefois, je suis un rayon de lune… »
• Commerce de l’imagination, essai, éd. Mémoire d’encrier, Montréal, novembre 2005
• Tombeau de Léopold Sédar Senghor, essai, Le Temps qu’il fait, 2003
• En majesté, le soleil rouge et noir. Sur la peinture de Colette Grandgérard, essai, Aleph, beth, ouvrage à tirage limité

Littérature jeunesse
• Rosa Parks, non à la discrimination raciale, roman, 2008, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Non à l’individualisme, collectif,  2011, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Aimé Césaire, non à l’humiliation, roman, A2012, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Non à l’indifférence, collectif, Actes Sud Junior, 2013, coll. « Ceux qui ont dit non ».
• Léon-Gontran Damas, poète jazzy, éditions À dos d’Âne, Paris, 2014.
• Non à l’intolérance, collectif, Actes Sud Junior, 2015, coll. « Ceux qui ont dit non ».

Une nouveauté sur ce blog

Bonjour les amis. Notre blog évolue. Je dis bien notre car il vous appartient aussi et je vous remercie du fond du cœur de me suivre, de vous abonner, de jeter juste un œil en passant, de liker mes articles.P_20171207_114009_LL - Copie

En ce moment, je suis en train de faire une série d’interviews auprès d’auteurs contemporains qui se prêtent volontiers à ce jeu, malgré leur emploi du temps hyper chargé. Je leur suis très reconnaissante de prendre quelques instants pour notre modeste blog.

Très bientôt, une nouvelle rubrique vous présentera les interviews et les bibliographies de ces généreux auteurs. Merci à eux d’avoir accepté. Il n’ y pas de mots suffisants pour leur signifier ma reconnaissance.

A très bientôt pour cette nouvelle rubrique.