LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Départ – En hommage à Agawane – Lamine Ndiaye (Pr.) – 2019

Quatrième de couverture

« Départ, c’est comprendre la vie telle qu’elle est pour vivre la vie, penser l’Ailleurs, l’essentiel, la part, la patience et dire la vérité. » Pr. Lamine Ndiaye

Chronique

Si on me dit  prose, je répondrai poésie. Si on m’affirme poésie, je répondrai derechef  prose. Prose et poésie réunis dans le même recueil. Une prose poétique. Des poèmes dignes des plus grands romans. Je ne radote pas, rassurez-vous. C’est un beau mélange. Que pensez-vous de la vie? Que pensez-vous de tout ce que vous pouvez faire pour la vivre sereinement?

Départ est une réflexion sur le destin. Une réflexion sur les aléas, les moments forts de la vie. A travers ce voyage vital, nous découvrons l’amour, la force des rêves qu’ils se réalisent ou pas. Nous découvrons les réflexions sur la notion de la vraie vie, l’amitié, les instants agréables passés ensemble entre amis ou en famille.

Départ est un ode à la vie. C’est un adieu à l’être aimé. C’est une recherche pour trouver la force de continuer son bout de chemin en l’absence de l’autre parti sur la pointe des pieds rejoindre la Terre des Ancêtres. C’est la continuité d’une vie où la tristesse se décline à travers les mots. Des mots qui sont les larmes de la perte. Une perte qui vous pousse à réfléchir à la vie. A votre vie. Une vie qui a changé. Une vie qui ne sera plus la même sans l’absent. Un absent à  qui on ne peut crier sa douleur. Une douleur faite d’un océan de mots. D’un abyme de réflexions. Une douleur qui hurle la disparition d’un compagnon de route. Une route bien solitaire en l’absence de l’autre. Après son départ.

Note 18/20

9782343176796   Editions l’Harmattan    86 p.   12€

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L’or de Ninkinanka – Sokhna Benga – 2018

Quatrième de Couverture

Aïda, jeune femme dakaroise, deux ans après le décès accidentel de son mari, apprend qu’elle est endettée. Elle fait confiance à Marie, son amie d’enfance pour surmonter cette épreuve. Les deux trentenaires vont reprendre une nouvelle vie de bourgeoise, fréquenter les plus hautes personnalités de la ville. Plusieurs évènements bouleversants et mystérieux vont changer le cours de cette vie rêvée…

Chronique

En Afrique, il ne faut jamais jouer avec les légendes. Le prix demandé par les djinns est souvent supérieur à la volonté humaine. L’or de Ninkinanka réclamera peut-être le prix du sang. Le prix des sens. Le prix du désir. Le prix garanti pour une légende. Deux amies. Deux âmes sœurs. Deux destins. Une amitié solide qui a survécu aux vicissitudes de la vie. Deux jeunes femmes si différentes et si complémentaires. Leur amitié survivra t-elle à l’amour, à la cupidité, au mensonge, au mystère?

L’or de Ninkinanka est le récit de deux solitudes. De deux cœurs abimés par le chagrin. Par la douleur. Par le deuil d’un amour qui ne fut jamais. C’est l’histoire d’un rêve qui se tisse en filigrane. D’un rêve qui se réalisera peut-être. Deux femmes unies par le rêve de l’absent. L’histoire de deux amies qui vivent différemment leur solitude et qui croient, sans se l’avouer, en des lendemains meilleurs. Des lendemains qui chantent l’aisance, le bonheur. Comment y accéder sans perdre son âme? Sans se brûler les ailes tel le papillon de nuit sur la flamme d’une bougie?

Le récit est rythmé par la solitude d’un cœur qui ne bat que pour vivre. Une vie étrange et dure. Dès le début, nous sommes pris dans les filets de la curiosité. De la hâte de savoir. De ce besoin irrépressible d’avoir une baguette magique pour tout changer. Le suspens dure jusqu’au bout. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Aïda et Marie s’en rendront peut-être compte. Un jour. Avec ou sans l’or de Ninkinanka.

Note 19/20

9791090147294   Teham Editions   243 p.   15€