LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

La dame de la cave – Hamidou Bah – 2019

Quatrième de couverture

Thierno fête son dix-huitième anniversaire. Jeune Sénégalais vivant en France après son adoption quelques années plus tôt, il est en proie à des cauchemars à répétition qui semblent être le signe d’un évènement précurseur. Son ami détective lui révèle alors des drames survenus dans la région parisienne concernant des enfants assassinés sauvagement et pour lesquels il a été appelé à enquêter. Leurs investigations révèleront une curieuse et horrible vérité qui les mènera loin des sentiers du réel…

Chronique

Un jeune adolescent travailleur. Une adoption dans des conditions assez difficiles. Une mystérieuse dame albinos. Des meurtres d’enfants. Que se passe t-il? Y a t-il des meurtres rituels en France? Thierno et son ami Jacques se lancent dans une enquête intrigante pour trouver l’auteur d’un infanticide. Y arriveront-ils? Est-ce une malédiction?

Des cauchemars comme point de départ d’une enquête des plus mystérieuses. Nous accompagnons Thierno et Jacques, son mentor, dans le décryptage des évènements qui surviennent. Nous les accompagnons dans une enquête sur l’assassinat de jeunes enfants. Le modus operandi est toujours le même. S’agit-il de sacrifices? Doit-on soupçonner une secte? Est-ce plus pernicieux, plus mystique qu’il n’y parait? Et cet homme très riche qui les a engagés, quel lien a-t-il avec ces disparitions? Qui est-il?

La dame de la cave nous entraîne dans une enquête trépidante qui dépasse tout entendement. Une enquête où le mystère s’épaissit au fil des pages. Au fil des chapitres. Avec deux amis unis par un passé commun. Deux amis si différents et si complémentaires. Deux amis aux prises avec des forces qui les dépassent. Des forces qui cherchent peut-être à les éliminer? Sorcellerie Africaine? Vaudou en terre française? Cauchemar bien occidental avec des réminiscences africaines? Réalité ou cauchemar? Pour le savoir, ils devront trouver la personne qui pourrait être à l’origine  de ces meurtres. Ils devront peut-être faire face à la dame de la cave.

Note 18/20

9782343174600   Editions l’Harmattan    140 p.   15,50€

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Mission à Libreville – Iba Dia – 2018

Quatrième de couverture

« La meilleure façon de renverser un gouvernement est d’en faire partie« . Cette sentence de Talleyrand sied à ce polar qui porte les empreintes de machinations ourdies dans les hautes sphères de l’Etat gabonais. Des personnes aristocratiques du sommet de l’Etat, dévergondés, manipulateurs, et d’un népotisme à souhait, nourrissent la trame de ce récit aux multiples rebondissements. Dans ce contexte machiavélique et imprévisible, l’agent spécial sénégalais Bara Ndiaye, au service de l’ANAD, envoyé spécial à Libreville par la CEAO, tente hardiment, mais avec un fort professionnalisme, de se frayer une voie pour mettre fin à un complot de déstabilisation, téléguidé de l’extérieur. Entre Paulette Ekanga et son diabolique amant Moïse Ambroise Ngoma, face à l’homme de confiance de l’Etat, Alexandre Mbourou Opambo et le très doué ministre de la Défense, Alphonse Massiélé, les combats et ruses seront féroces. Mais, comme dans toute bonne fiction politique, la raison d’Etat finira par triompher. Mais à quel prix!

Chronique

Le Gabon. Un pays où se trame un complot. Une explosion à la Foire. Que se passe t-il? Accident? Complot politique? Le Haut Commandement fait appel à Bara Ndiaye pour enquêter dans ce panier à crabes qu’est le monde politique.

Mission à Libreville est une enquête qui se déroule dans une atmosphère feutrée. Danger. Espionnage. Belles femmes. Sexe. Tout ce qu’il faut pour créer du suspens et faire avancer les recherches de Bara Ndiaye. Le suspens tient en haleine jusqu’à la dernière ligne. Faut-il faire confiance à tout le monde? Surtout aux « amis » surgis de nulle part? Qui sont-ils? Sont-ils au service de l’ennemi? Autant de questions dont notre agent doit tenir compte. Pour rester  en vie. Si possible.

Avec Mission à Libreville nous entrons dans une guerre en sourdine. Une guerre d’intérêts politiques. Une guerre de clans, de tribus. Dans une guerre où l’essentiel est de tirer à blanc sur celui qui ne sert pas ses intérêts. Bara Ndiaye doit y faire sa place avec discrétion. Pour mieux observer. Pour comprendre. Pour trouver. Y a t-il un traitre? Si oui, qui est-ce?

Mission à Libreville se lit avec délice. Sans nous en rendre compte, nous tournons les pages tant nous sommes pris par les intrigues et le suspens qui s’accélère de plus en plus pour atteindre son paroxysme à la fin. C’est une plongée dans les dessous de la politique. Les dessous de l’autocratie. Ce qui s’avèrera pour notre agent spécial être une terrible mission à Libreville

Note 18/20

9782343157979   Edition L’Harmattan   150 p.   16€

La fille adoptive du chérif – Mohamed Diarra – 2016

Quatrième de couverture

Le corps de Zeïna, une orpheline adoptée par la famille du marabout Chérif, a été découvert le matin sur le pas de la porte intérieure du vestibule de la maison familiale. Poignardée à deux reprises au ventre, elle portait des bijoux de valeur et avait, entre le pagne et le nombril un porte-monnaie contenant la somme de 5 000 F. Convaincus que l’argent et le bijoux n’étaient pas le mobile du meurtre, le commissaire Cégélèn et l’équipe  des enquêteurs du commissariat du 20ème arrondissement travaillent à élucider ce crime. Réussiront-ils? Rien n’est moins sûr avec autant de pistes toutes aussi sérieuses les unes que les autres.

Chronique

Une jeune femme est poignardée à l’entrée de sa concession. Les témoins sont nombreux ainsi que les suspects. Qui était cette jeune fille? Pourquoi l’avoir poignardée? L’assassin se trouve t-il dans son entourage? Zeïna semblait avoir une vie normale et semblait être aimée de tout le monde. Surtout de sa famille adoptive. Les apparences sont-elles trompeuses? Le Commissaire Cégélèn et son équipe débutent l’enquête avec philosophie, flegme et de nombreuses déductions. Il leur faut ménager les susceptibilités de tout le monde tout en restant intransigeants, logiques et fermes. Pas facile.

La fille adoptive du Chérif est un roman policier très troublant. L’avancée de l’enquête, lente mais sûre, nous pousse à tout analyser en même temps que l’équipe policière. Nous finissons par trouver tout le monde suspect, même la victime. L’écriture est fluide et la lecture aisée et agréable. Le suspens est présent jusqu’au bout. Nous suivons avec beaucoup d’intérêt l’évolution de l’enquête ainsi que ses rebondissements qui sont nombreux et présents jusqu’à la dernière ligne.

La fille adoptive du Chérif nous fait entrer dans l’intimité  d’une famille traditionnelle patriarcale. Une famille qui se plie donc à la volonté du maître de maison. Est-ce une bonne idée? Cela peut-il être source de problèmes? Quelqu’un peut-il s’ériger contre les desiderata du chef de famille? Peut-être que cela permettrait de mieux comprendre le meurtre de la fille adoptive du Chérif? A voir.

Note 17/20

9782343096827   Editions l’Harmattan    162 p.   17€

Meurtre sous le pont des indigents -Mohamed Diarra – 2019

Quatrième de couverture

Le corps mutilé d’une folle a été découvert sous le pont des indigents non loin d’un restaurant très fréquenté. Lardée de coups de couteau et amputée d’une main, la victime avait été décrite comme inoffensive. Les enquêtes duraient depuis un mois lorsqu’un enfant qui rentrait de l’école, le soir, fut sauvagement agressé et amputé d’une main. Les policiers du célèbre 20ème arrondissement tentent de découvrir d’éventuels liens entre les deux affaires, dans une ville où les périodes électorales connaissent généralement un regain de crimes rituels.

Chronique

Le meurtre d’une femme rendue folle par la maltraitance de ses parents et de son mari. Que s’est-il passé? Est-ce un meurtre lié à un rituel? Pourquoi? Qui a pu être l’auteur  de ce crime sauvage? Le mari? Un rôdeur? Que dire de cet enfant amputé d’une main comme la première victime? Deux énigmes que doivent résoudre l’inspecteur Marouf et ses collègues du commissariat du 20ème.

L’enquête se fait à un rythme africain. Tranquille. Au gré des découvertes. Au gré des témoignages d’une population très impliquée. Au gré des insinuations. Pas de courses-poursuites intempestives ou presque. Pas de coups de feu bruyants et stressants. Mais la perspicacité de fins limiers. De policiers à l’écoute de leurs concitoyens et animés par le seul désir de mettre à mal le ou les assassins.

Meurtre sous le pont des indigents nous dépeint, au travers d’une enquête, la vie des populations. Leurs conditions de vie, de survie. Leurs traditions parfois destructrices. Nous naviguons entre enquête et vie de commissariat. En filigrane, une probable histoire d’amitié. Peut-être une histoire d’amour? C’est avec beaucoup de tact que sont diligentées ces enquêtes. Avec l’aide de différents membres du personnel, de la population très impliquée, les policers feront leur possible pour résoudre le meurtre sous le pont des indigents.

Note 17/20

9782343174433   Ed. L’Harmattan   96 p.   12€

Jusqu’aux frontières de l’enfer – Alassane Cissé – 2019

Quatrième de couverture

Lorsque par une nuit du mois de juin 2002, Matar Sy sortit silencieusement la voiture de sa mère du garage pour faire une escapade avec sa petite amie, il ne se doutait pas le moins du monde de l’enchainement  d’évènements auxquels il allait être mêlé. Et, quand, plus tard, après son arrestation, avec deux autres suspects, sa mère fera des démarches et parviendra à le faire libérer bien avant son procès et bien avant les autres, un juge d’instruction opiniâtre va lancer toutes les polices du pays à ses trousses. S’engage, alors, entre le jeune homme et la justice, une course-poursuite jusqu’aux frontières de l’enfer.

Chronique

Quel adolescent ou jeune adulte n’a jamais désobéi à ses parents juste pour le plaisir de braver l’interdit? Combien d’entre eux pensent aux conséquences de leur acte? Matar, en faisant son excursion nocturne, ne savait pas qu’il venait de gagner son billet pour l’enfer. L’histoire débute normalement, puis, tout se précipite. Le suspens ne nous quitte plus jusqu’à la dernière ligne. Pourquoi des enfants issus de famille aisée se tournent-ils vers la délinquance? Cependant, il faut pouvoir assumer les conséquences de ses choix. Matar est-il prêt à le faire? Comment va-t-il s’y prendre?

Jusqu’aux frontières de l’enfer est le récit d’une mésaventure faite de malencontreux hasards. Hasards de choix. Hasards d’instants. Hasards de destins. Des destins peut-être brisés à tout jamais. La perpétuité est-elle la résultante d’un choix temporel?  Est-ce une question de durée? L’enfer sur terre existe t-il vraiment? Si oui, Matar et Rose ont-ils créé le leur? Comment s’en sortir? La famille et ses ressources financières est-elle une solution pérenne? La lecture devient, sans que l’on se rende compte, très addictive. Nous tournons les pages avec avidité. Les mots se posent avec finesse sur  une intrigue toute aussi fine. Nous accompagnons les personnages à travers leurs pérégrinations. A travers les coups du sort. A travers leurs choix par forcément heureux. Une guigne qui ne daignera pas leur laisser du répit.

Jusqu’aux frontières de l’enfer nous transporte dans des mondes où l’enfer n’est pas un vain mot. Dans une odyssée qui nous fera voyager en compagnie de Matar. Matar qui affrontera d’autres hasards. Pire que ceux qu’il fuyait? Peu importe de quel côté de l’océan Matar se trouvera, le hasard dictera toujours sa loi. Pour avoir enfreint les ordres paternels, Matar fera une fuite en avant jusqu’aux frontières de l’enfer.

19/20

9782343165042    Editions l’Harmattan    295 p.    22€