Mamadou Samb, écrivain Sénégalais défenseur des droits des femmes – Bibliographie

Mamadou Samb est un écrivain reconnu sur le continent Africain. Il s’agit d’un écrivain pluridisciplinaire. Un touche à tout littéraire. Un écrivain prolifique qui met sa plume au service de la femme Africaine face à certaines traditions aliénantes.

1990 De pulpe et d’Orange – édition Enda-tiers monde51r0jdfPkwL._UY250_
Autobiographie d’une fille-mère, étudiante et prostituée, transposée avec tact par l’auteur, exprime à la fois les difficultés d’un certain contexte social et chez Nabou (l’héroïne), la volonté de s’en sortir, pour elle-même et pour son fils. Dans ce roman, l’auteur a su d’une longue histoire d’une vie, faire émerger l’essentiel, tout en gardant au récit, sa vérité et sa saveur.

1995 Ouly la fille de l’aveugleédition EDJA-Lettres Collection Parlure d’Afrique. leOuly la fille de l'aveugle M. Samb regard d’une jeune fille de 24 ans sur la pauvreté et l’injustice quotidienne dans une société indifférente à ces maux sociétaux

 2003 Le Soleil, la Folle et le Taureau – NEAS – un hommage à la verte Casamance et qui raconte l’histoire d’une jeune femme qui, victime de la condamnation des ancêtres offensés, provoque contre son gré le malheur de son entourage. Après la mort de ses jumeaux, premières victimes de la malédiction, Néné, soutenue par son mari Gueudjine, tente de se dresser contre les forcesLe soleil la fille m; samb surnaturelles de la forêt sacrée, le couple ira jusqu’au bout de ce combat inégal.

2008 Le Regard de l’Aveugle – éditions EDISAL – Grand Prix Littéraire desle regard de l'aveugle m; samb Lycéens du Sénégal 2011. Pointant un doigt accusateur sur certaines pratiques aliénantes de nos sociétés, l’auteur dans ce roman raconte la vie d’une jeune fille victime comme sa tante de l’excision et de l’infibulation par la mutilation d’une partie intime de leur anatomie. Suit alors pour les deux femmes, mais à des moments différents, une série de déboires liés à l’injustice humaine ou aux mauvais coups du sort. C’est un roman poignant par les thèmes abordés, notamment le problème crucial des mutilations génitales, la pauvreté, les castes, la ville et ses tracas, la prostitution, les enfants abandonnés, la violence, les pertes de valeurs. Et l’auteur évoque tout cela avec un réalisme saisissant, avec un art consommé de la narration.

2011 de Pulpe et d’Orange qui a connu un grand succès est réimprimé pour la troisième fois

Le roman Le Regard de l’Aveugle a été réédité depuis juin 2013 en Tunisie par les éditions CELI avec un nouveau format et une nouvelle couverture

2014 L’écharpe des jumelles – Le 26 septembre 2002, le naufrage du Joola fait plus deécharpe jumelles 1953 morts. Parmi les victimes figure Awa Baldé, une jeune fille peulh. Awa, après avoir sacrifié son honneur pour sauver sa sœur jumelle Adama Baldé d’un scandale familial, fuyait les siens, son village et sa communauté. Réfugiée chez des bienfaiteurs à Ziguinchor, son tragique destin la rattrape et la contraint à prendre le bateau pour Dakar afin de mettre à l’abri son fils. L’histoire d’Awa et d’Adama Baldé reflète la condition féminine et le statut des jeunes filles dans les sociétés africaines. Ce roman met en perspective les comportements insidieux qui perpétuent des traditions rétrogrades, comme le mariage forcé et/ou précoce, les violences faites aux femmes et d’autres pratiques socioculturelles dégradantes.

EXTRAIT
Adama Baldé
Je m’appelle Adama Baldé. Ma ressemblance avec ma sœur jumelle était déroutante : nous étions de vraies jumelles telles que les définit la science. Nous étions comme deux gouttes d’eau, et même ma mère se trompait souvent lorsqu’elle ne faisait pas l’effort de regarder la petite cicatrice qui se trouve sur le dos de ma main gauche.
J’étais la plus turbulente et, avant la blessure qui m’avait causé cette cicatrice qui nous distingue l’une de l’autre, plusieurs fois on avait corrigé Awa à ma place et, à chaque fois, elle criait en vain qu’elle était innocente.
Je suis d’une famille peulh qui s’est sédentarisée depuis plusieurs générations dans la région de Kolda pour partager ses activités entre l’agriculture et l’élevage.
L’ethnie à laquelle appartient ma famille est la somme des traditions que mes ancêtres ont patiemment et longuement moissonnées et engrangées tout au long de leur nomadisme à travers les siècles et les contrées.
Pour garder les traditions et l’héritage des ancêtres intacts, mon père, chef coutumier, s’était retiré à une trentaine de kilomètres de la capitale régionale pour fonder un village avec ses parents et amis pour, disait-il, « fuir la société pourrie des Noirs occidentalisés qui vivent dans l’insolence et le manque de repères. » p41, 42

2015 Les larmes de la Reine – Prince Seydou, un brillant expert-comptable partage depuis plusieurs années une vie harmonieuse avec Mapenda, un homme avec qui il entretient une relation ambiguë, au-delà d’une simple amitié. Dans son désir de changer de vie, il fait la connaissance de Yacine, une jeune institutrice pour laquelle il éprouve des sentiments encore jamais ressentis. Victime d’une machination qui conduit à la mort d’un homme dans des circonstances troubles, il est mis en détention.
Son procès au lieu d’être celui d’un homme en proie à une intrigue, est le théâtre où se dévoilent les secrets qui entourent sa vie.

Pour dire la nouvelle Afrique et faire une excursion dans l’Afrique des grands empires, Mamadou Samb dépeint la probité d’un prince face à l’injustice, la vaillance d’une reine et le courage d’un peuple confrontés à l’adversité de la nature. Il explore les lois du cœur par l’attachement d’un homme à un homme, d’un homme à une femme, d’une mère à son fils et d’une reine à son peuple.

EXTRAIT
« C’était la nuit… Dans l’envoûtante et surprenante ville de Dakar, c’était une nuit comme tant d’autres nuits à la fois insipides, imprévisibles et merveilleuses, qui attendait d’être écourtée comme les autres par le chant du coq ou l’appel du muezzin pour la prière de l’aube, une nuit légèrement éclairée par un mince croissant de lune qui s’aboutait aux lueurs et lumières diffuses de la ville pour répandre sur une belle villa d’un quartier chic une atmosphère feutrée de repos, de calme et de sérénité… » C’est par cette invite sobre et concise que Mamadou Samb entame « Les larmes de la reine ».

2016 Le sang de FantaTHEÂTRE – « Le rang, le sang et l’honneur ne sont pas très souvent utilisés à bon escient dans nos sociétés africaines. Au lieu d’être des leviers susceptibles d’impulser le développement par l’acquisition ou la reconquête des valeurs morales évanescentes qu’ont eu à nous inculquer nos ancêtres, ils sont utilisés pour servir de moyens favorisant une fracture sociale béante. Le rang, le sang et l’honneur sont ainsi devenus le prétexte pour rejeter l’autre, l’avilir, le salir et le prendre de haut.

Avec cette pièce de théâtre, l’auteur a su tirer la sonnette d’alarme et nous ouvrir les yeux sur le caractère socialement dangereux et ravageur des histoires fallacieuses de castes souvent évoquées par des personnes qui ne comprennent rien au sens des valeurs et du sang. »

2017 Les contes de Ndayane – Recueil de 6 contes en 19 Thèmes.
Doudou le jeune citadin va passer les vacances avec son grand-père à Ndayane, le village natal de ses parents. Tous les soirs, en compagnie des autres enfants du village, il va écouter les merveilleux contes de Grand-père Badara. Pour l’auteur, ce recueil composé de 6 contes en 19 Thèmes, vient nourrir notre imaginaire et veut être trois choses à la fois : un jeu, une école d’éducation et de formation, un centre d’apprentissage de l’art de la parole. On retrouve dans chaque conte sa double fonction : celle de divertir et celle d’instruire. Il est accompagné d’une note de lecture pédagogique qui donne des orientations didactiques pour une bonne appropriation des contes.

LIVRES SCOLAIRES Monsieur Samb est co-auteur de plusieurs livres scolaires « LES P’TITS LIONS » publiés aux Editions Hatier :
- Cahier de communication maternelle GS 5/6 ans.
- Cahier de graphisme maternelle MS 4/5 ans.
– Cahier d’éveil scientifique MAT MS 4/5.
- Cahier éducation civique et environnementale G
DISTINCTIONS
– Grand Prix des Lycéens du Sénégal 2011
– Prix Sembène Ousmane du Roman 2017
– Chevalier de l’Ordre National du Lion du Sénégal 2002
– Officier de l’Ordre du Mérite du Sénégal 2011

 

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Marouba Fall

Cette interview, comme toutes les autres d’ailleurs, me tient beaucoup à cœur.  Celle-ci est particulière car Marouba Fall a été mon professeur au CEMT. Je l’ai connu jeune et fringant professeur. Profondément humain et juste  Merci à vous Monsieur Fall d’avoir accepté de jouer le jeu. Un article sur cet écrivain est à paraître très bientôt.

Monsieur Fall, je m’appelle Amélie Diack. Après avoir été une de vos élèves, je suis très émue de vous interviewer en tant qu’auteur. Et Quel auteur ! Je vous remercie d’avoir accepté.
C’est un plaisir et une fierté certaine pour moi de retrouver une ancienne élève qui a réussi et qui se souvient de moi.

Tout d’abord, je souhaiterai que vous vous présentiez.
Je suis Sénégalais et professeur de Lettres modernes de formation. Je suis actuellement à la retraite, mais je suis régulièrement invité dans les collèges, lycées, universités et centres culturels de mon pays pour échanger avec les enseignants, les élèves, les étudiants et un public assez large, sur la littérature de langue française en général et sur mon œuvre en particulier. Je donne aussi un cours de théâtre à l’École Nationale des Arts de Dakar et je pilote une maison d’édition : Ruba Éditions.

Où avez-vous passé votre enfance, vos études ?
Je ne suis pas beaucoup sorti de mon pays natal où je passe ma vie. J’ai fait toutes mes études à Dakar, de l’élémentaire au supérieur.

Comment avez-vous découvert votre désir d’écrire ?
Dès que j’ai su lire et comprendre ce que je lisais, j’ai voulu écrire. Il y avait aussi l’influence qu’exerçait sur tout le monde le Poète-président Léopold Sédar SENGHOR. Je me rappelle la manie que j’avais de recopier les beaux textes que je découvrais et que j’imitais ensuite.

À quel moment avez-vous décidé de devenir écrivain ?
Cela va vous étonner, chère Amélie, mais je m’applique encore à devenir un écrivain. Pour le moment, j’écris et je n’ai pas encore déposé ma plume, car je compte m’améliorer à chaque nouvelle œuvre publiée. Je suis donc un écrivant. Le goût de l’écriture m’est venu très tôt. À chaque étape de ma vie, j’ai senti un besoin de m’exprimer avec les outils à ma portée. J’ai commencé à dévorer des bandes dessinées, entre 9 et 13 ans. J’ai alors créé mes personnages et inventé des situations où les installer et j’ai dessiné à main levée. Plus tard, je me suis intéressé au roman policier et j’ai continué à écrire au stylo des bandes dessinées dont les héros étaient soit des agents de la CIA soit des détectives privés. C’est lorsque je fréquentais le cycle Secondaire, au lycée Van Vollen Hoven devenu lycée Lamine Guèye de Dakar, que j’ai vraiment découvert les Belles Lettres, alors je me suis mis à rimailler, à construire des récits et à structurer des spectacles dramatiques.

Qu’a pensé votre famille de votre désir de devenir écrivain ?
Ma famille, c’étaient d’abord mes deux parents, mes sœurs et frères cadets dont les uns étaient analphabètes en français et les autres trop jeunes et peu instruits pour comprendre les enjeux de la littérature. Lorsqu’ils me voyaient scotché à ma chaise pendant des heures, penché sur ma table de travail, en train de lire, d’écrire et de raturer, ils me plaignaient. Certains qui avaient même peur pour ma santé mentale, me conseillaient d’aller prendre l’air plutôt que de rester seul, entouré de livres. Aujourd’hui, ma famille, ce sont aussi mes enfants parmi lesquels je compte une prof de français qui a des aptitudes critiques à cultiver, une prof de philo et le benjamin qui veut devenir écrivain. C’est dire que ma famille est fière non pas de mon désir, mais de ma posture qui est celle d’un porteur de paroles essentielles, de paroles nourricières. Ce sentiment s’est approfondi et considérablement élargi lorsque j’ai commencé à écrire en wolof, ma langue maternelle et que ceux des miens qui pensaient que j’étais un toubab noir ont compris que je maîtrisais à merveille la langue que j’ai tétée et que je suis resté fidèle à ma culture.

Quelle a été l’inspiration de votre premier roman ? De quoi ou de qui vous inspirez-vous ?
Le sujet de mon premier roman m’a été inspiré par mon vécu de jeune enseignant dans un collège de jeunes filles. En effet, j’ai été affecté comme professeur de français au CEMT/Filles1 devenu Collège Martin Luther King alors que je bouclais à peine 23 ans. Dans La collégienne, œuvre publiée par les Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, je pose le problème global du système éducatif dans mon pays, même si le lecteur superficiel n’en retient que le thème des relations entre professeurs et élèves de sexes opposés. J’ai décrit le CEMT/Filles de l’époque, c’est-à-dire des années 1973 à 1986, j’ai décrit les quartiers de Fass Paillote et Colobane. Les personnages principaux, parmi lesquels Mar NDIAYE, Oulimata THIAM, Madame DRAMÉ, Mère Soukaïna, Oncle Ndemba, me sont inspirés par des personnes que j’ai côtoyées. J’ai écrit sans trop m’éloigner de la réalité vécue pour ne pas rater mon coup d’essai romanesque, car avant La collégienne, j’étais surtout connu comme un dramaturge que le Concours théâtral interafricain organisé par Radio France Internationale avait révélé, en 1981, grâce à une pièce de théâtre primée, aujourd’hui, inscrite au programme de l’enseignement du français : Adja, militante du G.R.A.S.

Combien de temps avez-vous mis pour l’écrire ? En étiez-vous satisfait ?
Je ne sais pas combien de temps j’ai mis, car l’écriture ne commence pas le jour où on prend sa plume et se met à sa table de travail pour écrire. Dès que l’idée d’une œuvre germe dans son ersprit, l’écrivain est en train de la structurer, de la nourrir de ses expériences et de tout ce qui l’entoure, de l’inscrire mentalement dans son tableau de bord intérieur. L’écriture proprement dite ou la mise sur papier ou sur ordinateur est la phase finale d’un processus identique à celui de la mise au monde d’un enfant, mais temporairement indéterminable. Tout comme la femme qui accouche, l’écrivain qui parvient au point final d’une œuvre est forcément soulagé parce que délivré. Satisfait ? En ce qui me concerne, je réserve toujours ma satisfaction en attendant le verdict des lecteurs avisés.

Comment ce roman a-t-il été accueilli dans le monde littéraire ?
Très bien accueilli. Il est inscrit au programme officiel d’enseignement du français. Il a été adapté à la télévision sous le même titre et je suis régulièrement invité dans les lycées et collèges pour en parler.

Depuis, vous en avez écrit plusieurs, comment vous sentez-vous à chaque publication ?
Après La collégienne (1990), trois autres œuvres sont publiées : Entre Dieu et Satan (NEAS, 2003), Betty Allen ou la liberté en question (NEAS, 2007) et Casseurs de solitude (Harmattan-Sénégal, 2012). J’ai publié quatre recueils de poèmes et de nombreuses pièces de théâtre, surtout des essais sous le titre LIS TES RATURES 1. (NEAS, 2012). Comme dit tantôt, à chaque nouvelle publication, j’ai essayé de m’améliorer en renouvelant mon écriture et la structure de l’œuvre.

Quels sont vos projets ?
J’ai écrit un conte Édalie, publié par Fama Éditions, à Thiès, en 2017.J’envisage d’en écrire un autre. Je suis en train de parachever un scénario en français-wolof (La colline et la tombe / Baat biy daan mbër) qui adapte un texte contenu dans mon ouvrage en wolof Yóbbalu ndaw (Viatique pour la jeunesse). Je vais davantage écrire dans ma langue maternelle, mais en privilégiant le bilinguisme.

Pensez-vous que la passion d’écrire peut se transmettre ? Si oui, par quel biais ?
Les passions se transmettent difficilement. Et puis il ne suffit pas d’aimer l’écriture pour parvenir à écrire comme il faut. Et si l’inspiration est incontournable en littérature, elle ne suffit pas. Le bon écrivain transpire aussi abondamment, Boileau l’avait déjà prédit. Il faut écrire, relire, raturer, réécrire et faire lire avant de faire publier. D’ailleurs il faut commencer par beaucoup lire les meilleurs écrivains. Car comme le dit l’adage wolof : Loo nekkul taalibéem doo nekk sëriñam (avant de maîtriser une chose, il faut l’apprendre d’abord)

Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes auteurs ?
Comme je viens de le dire : lire, beaucoup lire, maîtriser la langue d’expression et connaître l’esthétique des genres littéraires.

Quels conseils me donnerez-vous pour mon blog dont voici le lien https://litteratureetecrivainsdailleurs.blog/?
Je vous encourage. Continuez à faire découvrir les auteurs du Sénégal et des Antilles.

Avez-vous quelque chose à rajouter ?
Merci, Amélie et bonne chance.

Réponses faites le 14 juin 2018.

1- CEMT Collège d’Enseignement Moyen Technique.

Justine Mintsa – 1957

Justine Mintsa est une écrivaine Gabonaise. Elle est née le 8 septembre 1957 à Oyem (Gabon). Elle a fait ses études supérieures au Gabon, en France et au Royaume Uni. Elle est membre du Haut Conseil à la Francophonie.  Elle a été Professeure d’Anglais puis Maître Assistant à l’Université Omar Bongo de Libreville. Justine Mintsa a présidé l’Union des Ecrivains Gabonais. Elle dirige aussi une troupe de théâtre « Wolespeare« . Elle a écrit de nombreuses oeuvres pour la jeunesse ainsi que des romans et des essais. Elle est très engagée dans la défense du patrimoine culturel architectural en Afrique Sub Saharienne. Aussi, elle a initié le programme de la caravane littéraire qui permet d’apporter des livres aux écoles de province.

Du fait de son engagement, elle a été faite Chevalier des palmes Académiques (2001), Chevalier de la Légion d’Honneur (2008) en France. En 2003, avec son frère Ngbwa Mintsa, elle écrit le protocole du mariage coutumier. Elle insiste sur le veuvage qui, selon elle, est une partie fondamentale de la tradition tout en étant un joug pour les femmes. En effet, elle est pour la protection de la  tradition tant que cette dernière ne pèse pas sur la vie des hommes et des femmes.

En 1994, elle écrit  un seul tournant Makôsu  sous forme d’un journal dans lequel une jeune femme dépeint, avec beaucoup d’humour  le quotidien problématique des universités  et des étudiants dans des pays en voie de développement

Son roman Premières lectures (1998) est autobiographique. Elle y raconte sa première rencontre avec la lecture. Les joies de son enfance. Son éveil à la poésie et au théâtre. Surtout, l’amour de la lecture dans un milieu social qui ne comprend pas.

Dans le destin d’Awu (2000), elle présente la vie des femmes face à la pression sociale (stérilité, place de la femme, le trio amoureux dans un mariage polygame,). Elle y aborde aussi le statut de la femme-objet, liée à son époux par la dot. Le destin des femmes Gabonaises face aux traditions absurdes. Les injustices administratives et la noirceur de l’âme humaine.

Dans Larmes de cendre (2013) comme d’habitude, elle décortique la tradition. Elle fait référence au veuvage traditionnel, qui selon elle est une identité culturelle