Mère Awa – Malick Fall

Il paraît que maman est morte
Quelle importance
Quelle importance puisque je peux lui parler
A mon aise
Qu’elle me répond toujours
Avec son même sourire d’enfant
Pris en faute
Quelle importance puisqu’il ne se passe de nuit
Qu’elle ne me chuchote à l’oreille
Récite trois fois ce verset
Couche-toi sur le coté droit
Et dors
Il ne se passe de nuit sans qu’elle ne s’assure
Que ma journée sera belle à gravir
Il parait que maman est morte
Pas pour moi qui écris ces lignes
Avec mes larmes
Ces lignes qu’elle ne sait lire
Avec ses larmes
Mais que son coeur assèche
Avec un sourire d’élue
Puisque je te vois là sous mes yeux
Puisque ta voix est la plus puissante
Sur terre
Sous terre
Qu’importe l’illusion de ceux qui t’ont couchée
Sur le coté droit
Et que tu regardes de ton regard
D’enfant pris en faute.

« Reliefs » Poèmes. Présence Africaine-Paris-1964

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Publié par

signarelee

Je suis une passionnée de littérature étrangère. Mon rêve, vous faire découvrir les littératures d'Afrique et des Antilles. Surtout, les écrivains, méconnus pour la plupart. Vous êtes tous les bienvenus

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